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Musique : «Komoro ya leo», de Nadhirou dans les bacs depuis hier

Musique : «Komoro ya leo», de Nadhirou dans les bacs depuis hier

Culture |  | Nassila Ben Ali

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Il s’agit de «l’aboutissement d’un long travail» qui a débuté en 2005 et qui a permis à ce compositeur et interprète, originaire de Herumbili, de mieux préparer son œuvre après avoir travaillé avec plusieurs grands artistes pour améliorer son verbe, ses touches musicales, etc. Le choix du twarabu, le genre qui domine l’œuvre, s’expliquerait par le fait que ce genre traditionnel comorien «est en train de disparaitre».

 

Le principal fondateur du groupe musical de Herumbili-ya-Hamahame, Shenkeza music, Nadhirou Youssouf, a sorti, hier, son album «Komoro ya leo». Il s’agit d’un opus de onze titres de twarabu traditionnel et moderne ainsi que de mgodro. Selon le compositeur et interprète, originaire de  Herumbili à Ngazidja, il s’agit de «l’aboutissement d’un long travail» qui a débuté en 2005.

Nadhirou Youssouf a pris tout ce temps, selon lui, pour mieux préparer son œuvre après avoir travaillé avec plusieurs grands artistes pour améliorer son verbe, ses touches musicales, etc.

Un plaidoyer pour le twarabu

«Je n’étais pas pressé. J’ai voulu marquer mon temps alors que ces dernières années l’espace était encombrée et mon album courrait le risque de passer inaperçu. J’allais être engouffré», s’est-il justifié.

Pour s’assurer de la qualité de l’œuvre à proposer, le chanteur avait effectué des tournées dans les régions et les grandes villes pour, à l’occasion de concerts live, recueillir les critiques des uns et des autres. Il remercie, à ce propos, Chebli et Gazon pour leurs contributions. «Actuellement, je sens que je suis suffisamment  prêt pour incarner un grand rôle dans la musique comorienne et que mon produit sera le plus au point possible», se rassure-t-il.

Le choix du twarabu, le genre qui domine l’œuvre, s’expliquerait par le fait que ce genre traditionnel comorien est en train de disparaitre. «Les vrais chanteurs de twarab sont, tous, partis ailleurs. Au pays, on peut les compter sur les doigts d’une seule main». Un des titres de l’album porte, d’ailleurs, le nom de «Twarab», et évoque la mutation du twarab vers le manga (ailleurs).

A travers cette chanson, Nadhirou lance un vibrant appel à tous les Comoriens pour qu’ils conservent cet «art». «Twarab utsi rilawe, ba lecido dzima ndawe, leo randza rihudjuwe, rike wandru wema nawe» (Twarab ne nous quitte pas, car le seul vrai rythme c’est toi, aujourd’hui nous voulons mieux te connaitre, être ton ami), lance le morceau.

L’album traite d’autres thèmes sociaux, politiques, religieux et sentimentaux, entre autres. C’est ainsi qu’on peut relever des titres comme, «Maore», «Djaula», «Fiancé», et «Komoro ya leo». Nadhirou Youssouf a intégré le monde de la musique en 1999. Il a constitué, fin 2003, son propre groupe auquel il a donné le nom de «Shenkeza music».

Il a été accompagné dans son apprentissage par plusieurs musiciens parmi lesquels La Mode Himidi à la batterie, Farid Youssouf et Maalesh à la guitare, Ahmed Mbuchi au clavier et Chebli Msaïdie dans l’arrangement et la production.

«Après avoir acquis suffisamment d’expérience, j’ai compris que je pouvais monter mes propres structures. C’est ainsi que j’ai fondé mon groupe et monté mon propre studio de production», a-t-il avancé. Un deuxième album, du même auteur devrait sortir dans six mois.


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