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Théâtre : «Radjadji Boto» ce samedi à l’Alliance de Moroni

Théâtre : «Radjadji Boto» ce samedi à l’Alliance de Moroni

Culture |  | Naçrou

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La pièce fait partie du patrimoine théâtral des Comores, mais également remémore une période (1970-1975) et un mode de vie. Le style Uboto. Elle fait également la promotion des anciens instruments musicaux utilisés aux Comores, tels que l’accordéon, le violon, entre autres.

 

«Radjadji Boto», la pièce théâtrale écrite par le professeur Moussa Saïd sera jouée à l’Alliance française (Af) de Moroni demain, samedi 22 avril. A cet effet, le directeur de l’Af, Pierre Barbier, a indiqué lors d’une conférence de presse, tenue hier à l’Af, qu’il s’agit d’une pièce qui fait partie du patrimoine théâtral des Comores, mais également qui remémore une période (1970-1975) et un mode de vie.

«Cette pièce rend hommage au théâtre comoriens», a-t-il déclaré. A en croire Pierre Barbier, cette création qui appartient à 100% à l’Alliance française de Moroni pourrait voyager pour, selon lui, diffuser cette partie de l’histoire comorienne.

Pour sa part, l’auteur de cette pièce a tenu à rappeler que la pièce fait également la promotion des anciens instruments musicaux utilisés aux Comores, tels que l’accordéon, le violon, entre autres. «On retrouvera, en outre dans le décor, les mobiliers traditionnels comoriens, à savoir Uliyo, fumbili, Mbuzanazi, mtsundji, et autres», a fait savoir le professeur Moussa Saïd, qui dédie cette pièce à Soultan Chouzour, auteur de la première pièce théâtrale écrite comorienne intitulée «Msahazi».

Moussa Saïd a tenu à tracer l’origine du mot «Boto» qui est malgache et qui veut dire un jeune «je-m’en-foutiste». Cependant, l’auteur de la pièce montrera que les jeunes Boto ne s’étaient pas focalisés uniquement sur les habits, mais également dans la lutte contre la colonisation, contre l’Apartheid et autres.

Dans cette pièce éponyme, «Radjadji Boto», le personnage principal, voulait devenir «Boto». Il va heurter aux barrières de la tradition, de la religion et de la société qui accusera la mode «Boto» de toutes les malédictions. A force d’être rejeté par les siens, Radjadji prendra finalement un bateau pour Madagascar afin qu’il soit libre de s’habiller selon la mode en vogue.

Concernant le metteur en scène, Mansour M’madi alias Djamal, un ancien acteur des «Enfants du théâtre», il promet que son spectacle fera voyager l’assistance dans le passé, notamment la période des Boto. Et Mboreha Mohamed, qui interprètera le rôle de Mwandze, le père de Radjadji, de montrer que cette pièce lui a permis de vivre les années 1970 auxquelles il n’était pas encore né.

«Si on devait comparer la mode boto, on devait regarder celle des Dj maintenant, même si la mode boto était sans égal sachant qu’il y avait même des cités des Boto». A propos des villages, «on peut citer des localités comme Bangwa-ya-Hambu, Dzahadju-ya-Hambu, Wela-ya-Mitsamihuli, Mandza-ya-Mbude et autres. Mwembwadju-ya-Mitsamihuli était la capitale du Uboto», a rappelé Moussa Saïd. 

 

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