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Djamal Ahmed lance son «Shayi ya mkonko»

Djamal Ahmed lance son «Shayi ya mkonko»

Économie |  | Nassila Ben Ali

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Djamal Ahmed qui, travaille actuellement sur des machines en location, laisse entendre que si ce projet fonctionne, il achètera un équipement propre et se lancera également dans la transformation en poudre des certaines épices, de laurier, de citronnelle et de cenelle, entre autres. «Cela signifie que j’aurais besoin très prochainement d’une main d’œuvre pour m’aider», projette-t-il.

 

Après cinq ans de stage passés à la direction régionale du plan de l’île de Ngazidja, Djamal Ahmed Assouamani a lancé en décembre dernier, à Moroni Djomani au sud la capitale, sa propre société dénommée «Shayi ya mkonko». Il s’agit d’une société de transformation en poudre, de produits comoriens employés pour les tisanes comoriens (shayi). La vente a débuté en janvier avec le gingembre en poudre mis dans de petits sachets de 50g qui coûte 500 kmf, l’unité. On trouve les produits de Shayi ya mkonko dans les différents supermarchés de la chaîne Mag Market, à Moroni. 
«J’ai mis en place ce projet après avoir compris qu’il est impossible d’être embauché par la Fonction publique. J’ai compris que je ne pouvais pas rester les bras croisés à attendre qu’on réfléchisse pour moi. Alors j’ai pensé à la transformation de nos produits de tisane pour la sécurité alimentaire», explique Djamal.
L’objectif est, selon notre interlocuteur, d’ouvrir sa propre société pour participer à la lutte contre le chômage des jeunes dont il a été lui-même victime pendant longtemps, mais également faire la promotion des produits alimentaires comoriens, notamment des tisanes.

Main d’œuvre?

Djamal Ahmed qui, travaille actuellement sur des machines en location, laisse entendre que si ce projet fonctionne, il achètera un équipement propre et se lancera également dans la transformation en poudre des certaines épices, de laurier, de citronnelle et de cenelle, entre autres. «Cela signifie que j’aurais besoin très prochainement d’une main d’œuvre pour m’aider», projette-t-il.
Pour son projet du gingembre, Djamal achète le produit, le sèche avant de passer au broyage pour enfin l’emballer dans les petits sachets. «Trente deux kilos achetés deviennent six kilos de produit fini», indique-t-il. Le ticket sur le sachet porte les valeurs universelles connues du gingembre, toutefois Djamal envisage de travailler avec un institut de valeurs pour déterminer exactement les valeurs nutritives des produits afin de les reporter sur le ticket de ces propres produits. 
Djamal a effectué, après un baccalauréat littéraire, des études en droit à l’Université des Comores. Il est titulaire d’une licence en droit.

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