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Egalité au travail Femme comorienne, tu vaux plus!

Egalité au travail Femme comorienne, tu vaux plus!

Économie |  | Farahati Moussa

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L’inégalité homme femme au travail, je la situerais à deux niveaux, en commençant par l’accès à l’emploi. Le code du travail en vigueur a pris beaucoup de dispositions en faveur de la femme notamment l’interdiction de toute forme de discrimination liée au sexe, à la situation familiale, à la grossesse.

 

Il y’a aussi la protection de la femme enceinte, de la mère d’enfant mineur de moins de 15 ans, de la veuve, etc. De ce cas d’espèce, je parlerais plutôt d’équité et non d’égalité homme femme.
 
L’accès au marché de l’emploi

Maintenant, dans la pratique, je trouve qu’en général la femme comorienne «s’autocensure» en allant demander du travail dans l’administration publique ou privée. Sans vous citer de chiffres que je n’ai pas, je trouve que les femmes comoriennes sont plus nombreuses à travailler dans l’agriculture, pour celles issues du monde rural, et dans l’auto-entreprenariat pour celles issues du milieu urbain.

Les femmes qui sont dans le salariat ne sont pas plus mal loties que les hommes parce qu’elles sont des femmes. Elles ont accès à la formation, à la promotion dans le travail et à d’autres avantages offerts par le monde du travail au même titre que les hommes.

Le maintien dans le marché de l’emploi

Je trouve que les femmes comoriennes ne sont pas suffisamment carriéristes. Celles qui travaillent dans l’administration se contentent de peu, voire de très peu, alors qu’elles peuvent prétendre à bien plus. Celles qui sont dans l’agriculture sont rapidement usées avec le temps car éprouvées physiquement. Et celles qui sont dans l’entreprenariat voient rarement les choses en grand. Si on observe bien, en effet, les entreprises gérées par des hommes prospèrent beaucoup mieux contrairement à celles dirigées par des femmes.

Si je pouvais me permettre de caricaturer, je dirai que les hommes ont accès à de bons emplois et arrivent, de ce fait, à faire carrière et que les femmes occupent des emplois précaires et elles disparaissent facilement du marché de l’emploi.
Femme comorienne, tu vaux plus !

Farahati Moussa est titulaire d’un master 2 en droit et gestion des risques sociaux et de santé obtenu à l’université de Bretagne occidentale en France. Ancienne directrice exécutive du Mouvement des entreprises comoriennes (Modec), elle est actuellement Responsable juridique de Moroni Terminal, Groupe Bolloré.

 

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