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Incubateur d’entreprises : Innov’Lab "La réussite passe par la synergie de toutes les bonnes volontés"

Incubateur d’entreprises : Innov’Lab "La réussite passe par la synergie de toutes les bonnes volontés"

Économie |  | Kamardine Soulé

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Cet incubateur va accompagner des projets orientés vers les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’agro-industrie, du tourisme, de l’hôtellerie et des technologies de l’information et des communications (Tic). Cependant, comme l’a rappelé le président de l’Uccia, Ahmed Bazi, «la réussite de ce projet structurant pour l’émergence d’un tissu des Très petites entreprises, des Petites et moyennes entreprises, des Tpi et Pmi passe avant tout par la synergie de toutes les bonnes volontés qui concourent à lutter contre le chômage et la précarité, notamment des jeunes et des femmes».

 

Lancé le 18 février dernier à Moroni, le premier incubateur d’entreprises aux Comores vise à appuyer les porteurs de projets en termes de recherche de financement, de formalisation juridique, de plan de communication, mais également dans la gestion et la comptabilité.


L’incubateur Innov’Lab, c’est son nom, compte enrôler cette année jusqu’à cent jeunes entrepreneurs dans son réseau. Selon le Plan triennal de développement  2017-2019 de l’incubateur, ce nombre devra évoluer chaque année. Il pourrait concerner deux cent jeunes «incubés» en 2018 et trois cent à l’horizon 2019. Même objectif  pour le nombre de femmes entrepreneurs à enrôler dans le réseau. «En tant qu’institution d’accompagnement  au secteur privé, nous voyons au quotidien des porteurs de projets innovants, désireux de concrétiser leurs rêves mais qui manquent d’accompagnement régulier dans leur parcours de créateurs d’entreprises», a déclaré le président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture (Uccia), Ahmed Bazi, lors du lancement officiel de cette plateforme.  


Cet incubateur va accompagner des projets orientés vers les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’agro-industrie, du tourisme, de l’hôtellerie et des technologies de l’information et des communications (Tic).

Hésitations

Cette année 2017, par exemple, l’incubateur Innov’Lab compte accompagner cinq projets de jeunes dans l’agriculture, l’élevage et la pêche, trois projets de jeunes dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme, et cinq autres dans les technologies de l’information en plus de cinq projets de femmes dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et la pêche. En effet, un secteur comme celui des technologies de l’information et de la communication reste un bon filon à exploiter par de nombreux jeunes bien formés mais qui hésitent toujours à auto entreprendre.


Ces quinze dernières années, l’Etat comorien a beaucoup fait pour restructurer le secteur des communications  électroniques, en renforçant sa législation, mais aussi en renfonçant son infrastructure Tic avec le raccordement à la fibre optique. Des efforts qui se sont traduits par une croissance moyenne de connectivité à internet de 3,38 pour cent. Un chiffre supérieur à celui de beaucoup d’autres.


Mais la nouvelle structure aura besoin d’appuis multiformes pour espérer le voir continuer à jouer son rôle dans le futur. «La réussite de ce projet structurant pour l’émergence d’un tissu des Très petites entreprises, des Petites et moyennes entreprises, des TPI et PMI passe avant tout par la synergie de toutes les bonnes volontés qui concourent à lutter contre le chômage et la précarité, notamment des jeunes et des femmes», a plaidé le président de l’Uccia.

«Levier de développement»

«Le gouvernement a pris la mesure du levier de développement que représente le secteur privé, en termes de croissance et de lutte contre le chômage, notamment des jeunes. Des résultats probants nécessitent, incontestablement, des politiques publiques concertées et un secteur privé engagé», a soutenu de son côté, à cette même occasion, le vice-président en charge de l’Economie et du secteur privé, Djaffar Ahmed Hassane.


Dans sa phase de mise en place, l’incubateur sera, au départ, intégré au sein de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture sous la forme d’un service ou département entièrement dévolu aux activités d’incubation.


Le staff copté pour la gestion de ce nouveau service de l’Uccia sera réduit à son strict minimum avec un chef de projet qui fera office de directeur des opérations, un responsable marketing et un chargé de développement épaulé par des coachs et des mentors prestataires externes.

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