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Education nationale : «Dès l’année prochaine il faudra faire un choix entre le public et le privé»

Education nationale : «Dès l’année prochaine il faudra faire un choix entre le public et le privé»

Éducation |  | Abdallah Mzembaba

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Pour les écoles privées, qui représentent aujourd’hui «50% de l’enseignement dans le pays», une charte est à l’étude et ce en collaboration avec la coordination des écoles privées pour, entre autres, y mettre de l’ordre. Et à compter de l’année prochaine «il faudra faire un choix entre le public et le privé».

Le bilan des travaux des assises sur l’enseignement et l’éducation, tenues du 1er au 5 février à Mwali et ayant rassemblé les acteurs insulaires et nationaux du secteur, a été livré à la presse hier, jeudi en fin d’après-midi, par le ministre de l’Education nationale. Ces rencontres appelées «dynamique de concertation et de convergence sur le pilotage du système éducatif» faisaient le tour du secteur pour dresser des résolutions devant mener, une fois validée par le gouvernement, à des réformes profondes notamment au niveau des ressources humaines, des écoles privées ou encore du baccalauréat et ce dès la rentrée prochaine. Sur ce dernier point, on a appris la nécessité «d’adapter certaines séries aux besoins du pays et au temps dans lequel nous vivons». Par conséquent, Abdou Mhoumadi explique que la série C et D doivent fusionner et devenir une série scientifique avec des options telles que la médecine ou les mathématiques. Même chose avec les séries A1 et A4 vouées à être une série littéraire avec option. Pour ce qui est de la série A2 entièrement en langue arabe, elle devra «être évaluée dans tous ses aspects pour des nouvelles mesures permettant de l’adapter aux besoins du pays en matière de développement». Il en va de même pour les séries techniques.

Prioriser la qualité et l’efficacité

Pour ce qui est de la gestion des ressources humaines «il n’y aura pas que des heureux, mais il en va de l’intérêt du pays». «Nous supprimerons des institutions et des directions si cela est nécessaire. Nous devons nous adapter à nos missions, donc il faudra garder ce qui est utile». Si la création d’autres structures, si cela s’avère nécessaire n’est pas exclu, l’objectif est de resserrer les rangs et de faire valoir la qualité. «Mettre en place un processus de recrutement efficace, rapide et capable d’attirer et de retenir les meilleurs candidats et de motiver les personnels», on veut bien le croire. Il faut dire que le ministère de l’Education prévoit de créer 300 emplois. Dans ces réformes, les commissariats y passent aussi. «Nous devons faire en sorte à ce que nous puissions atteindre nos objectifs et les commissariats, tels qu’ils sont actuellement, ne le permettent pas». Il ne s’agit pas ici de les supprimer, loin s’en faut, mais de, notamment, «améliorer les relations entre le ministère et les commissariats par le partage d’informations. D’harmoniser les structures administratives du ministère et des commissariats pour améliorer la cohésion et la synergie entre les différents départements, particulièrement les directions des ressources humaines».

Mettre de l’ordre

Au niveau des écoles privées, qui représentent aujourd’hui «50% de l’enseignement dans le pays», une charte est à l’étude et ce en collaboration avec la coordination des écoles privées pour, entre autres, y mettre de l’ordre. Et à compter de l’année prochaine «il faudra faire un choix entre le public et le privé». Il faudra «appliquer la réglementation en vigueur et prendre les mesures fortes pour les fonctionnaires, notamment les encadreurs pédagogiques qui exercent le métier d’enseignant dans les écoles privées». Questionné sur la grève dans l’enseignement supérieur, Abdou Mhoumadi dit ne pas comprendre le sens de ladite grève. «Nous avons tout fait et même avant leurs réclamations pour qu’ils puissent travailler pleinement. Alors aujourd’hui, je ne vois pas cette grève d’un bon œil.

On leur a fait savoir que la priorité c’est l’énergie pour que l’on puisse être au rendez-vous que l’on s’est donné et le paiement des agents de l’Etat mais qu’après cela nous verrons les modalités et la faisabilité de leurs revendications. Le principe est acquis et nous sommes d’accord avec eux, seulement il faut donner du temps au temps sinon on risque de mentir et cela n’est pas digne d’un gouvernement», déclare le ministre de l’Education. Quant aux réformes, elles s’alignent avec les recommandations de la 11e Conférence nationale sur l’Education. Gageons que les résultats attendus seront à la hauteur des attentes.

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