logo Al-Watwan

Le premier journal des Comores

Enseignement secondaire : L’Intersyndicale se plie au nouveau calendrier….jusqu’au 22 juillet

Enseignement secondaire : L’Intersyndicale se plie au nouveau calendrier….jusqu’au 22 juillet

Éducation |  | Abdallah Mzembaba

image article une
Cette année scolaire se sera, pour l’instant, démarquée de toutes les autres pour les suspens qu’elle aura suscités. D’arrêts de cours à grèves en passant par les reprises poussives et autres rentrées ratées, l’année 2016-2017 n’aura pas été (et ne l’est toujours pas) de tout repos pour les élèves du public et même du privé contraints de suivre avec angoisse le sort de leurs collègues du public. Aujourd’hui, après avoir menacé de ne pas respecter le nouveau calendrier établi par le ministre de l’éducation, l’Intersyndicale des agents de l’Education refait marche arrière mais menace de prendre les “décisions adaptées si d’ici le 22 juillet les choses restent en l’état”.

 

On croyait avoir tourné le dos à la grève d’une façon définitive pour le compte de cette année. Mais, 17 jours après la signature du mémorandum de Mrodju mettant fin à un arrêt des cours  d’une quarantaine de jours, l’Intersyndicale des agents de l’Education a repris le tablier en menaçant de ne pas se conformer au nouveau calendrier scolaire proposé par le ministre de l’Education nationale, Abdou Mhoumadi, lequel prolonge l’année scolaire d’un mois.

 


Lire aussi : Commentaire. Prolongation de l’année scolaire : Quand l’Intersyndicale menace de ne pas s’y conformer...


 

Ce prolongement jusqu’au samedi 22 juillet prochain est aujourd’hui accepté par le mouvement syndical. Néanmoins, Moussa Mfoungoulié, secrétaire général de l’Intersyndicale, explique, en effet, qu’après réflexion

 

nous nous sommes convenus de respecter le calendrier et d’assurer les cours jusqu’au 22 juillet.


Après cette date “et tenant compte des données que nous aurons, nous prendrons alors les décisions qu’il faudra”. Les examens étant prévus fin juillet, risque-t-on un report ou une annulation pure est simple desdits examens ?



Incertitudes et inquiétudes

 “Il est prématuré de dire ça d’autant plus qu’on a aucunement évoqué des examens. Nous agirons en conséquence” si la forme n’est pas claire, le fond, lui, laisse peu de doute.

A la question de savoir ce que pense l’Intersyndicale de la situation que traverse les élèves et leurs parents, Moussa Mfoungoulié reconnait que “ce n’est pas facile mais ce n’est pas de notre faute. Nous compatissons, néanmoins, nous sommes en droit de revendiquer nos dus et c’est surtout le gouvernement qui n’a pas respecté ses engagements”.

D’ici le 22 juillet, l’Intersyndicale attend des autorités “le respect du mémorandum surtout au niveau du travail de la commission tripartite”.

 

Respect du mémorandum…

Effectivement, ledit mémorandum évoque “la mise en place d’une commission nationale tripartite entre l’Union, les îles autonomes et le mouvement syndical, chargée de la supervision de l’informatisation, du contrôle et de la vérification des travaux réalisés pour l’évaluation des agents de l’éducation”.

Et “cette vérification conditionne le paiement du salaire suivant après l’informatisation”. Il en va de même pour les reliquats.

 

Dans le même temps, un nouveau fichier émanant du travail de la commission sera remis et utilisé par la Fop en remplacement de l’actuel. Arrivé au 22 juillet, l’Intersyndicale aura rattrapé le temps perdu lors de la grève et souhaite donc le paiement du mois de mai. 

 

…En attendant l’Union

S’agissant des reproches à l’endroit de l’Intersyndicale concernant le fait qu’elle ait accepté de signer un document avec les gouverneurs et non le président de la République, Moussa Mfoungoulié rétorque “les gouverneurs nous ont dit que c’est le président qui leur a demandé de se charger du dossier et de le traiter en son nom, maintenant si cela est faux ou si certains considèrent que Azali Assoumani n’est aucunement engagé dans le mémorandum, ce seront donc  les gouverneurs qui auront menti”.

Dans tous les cas, officiellement, le gouvernement central n’a pas encore signé d’accord avec l’Intersyndicale. Et en attendant le 22 juillet, “les autorités savent ce qu’il leur reste à faire pour éviter une éventuelle crise”. La énième cette année.


Commentaires