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Grève des enseignants : L’ultime appel des responsables de l’Education reste sans réponse

Grève des enseignants : L’ultime appel des responsables de l’Education reste sans réponse

Éducation |  | Ali Abdou

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Contacté par téléphone, le secrétaire général au ministère de l’éducation nationale, Abdallah Mohamed Djalim a fait part de la décision du gouvernement de procéder au recrutement des contractuels pour terminer l’année en cours. Il a fait savoir qu’une équipe est déjà déployée sur le terrain pour faire un état des lieux de la situation et examiner le nombre exact des enseignants dont l’Etat aura besoin pour assurer quotidiennement les cours dans les écoles primaires, collèges et lycées des Comores.

 

Lancé le mardi 30 mai, l’appel des proviseurs aux enseignants du primaire et du secondaire à reprendre les cours, le mercredi 31 mai, n’était pas respecté. Hier en début de la journée, aucun lycée, ni collège de la capitale et ses environnants ne dispensait de cours.

 


Lire aussi : Grève des enseignants : Le gouvernement menace de recruter des contractuels si les enseignants ne reprenaient pas les cours


 

Pour le proviseur du lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni, Mohamed Ali Abdallah, leur appel aux enseignants n’a reçu aucune réponse. Même son de cloche pour le proviseur du lycée de Ntsudjini, Attoumani Abdou Dia.

Aux environs de 10h 30 mn, au collège de la coulée, au nord de Moroni, aucun élève, ni enseignant n’était pas présent dans l’enceinte de l’établissement. Seule la direction avait ouverts les portes.

Au collège de Mboueni, situé au sud de la capitale, ni l’administration, ni les enseignants n’en parlons pas les élèves, personne n’était pas présent. Quant au lycée de Moroni, seule la direction était ouverte avec quelques élèves aux alentours de l’établissement. Le bureau de l’intersyndicale était ouvert pour une réunion avec les délégués syndicaux.

Le proviseur du lycée a tenu à préciser que depuis le déclenchement de ce mouvement de grève, lui et son administration sont toujours présents au lieu de travail, malgré “l’absence des enseignants et des élèves”.

«On n’a jamais fermé nos portes aux heures de travail, on travaille tous les jours en attendant la reprise des cours des enseignants», fait-il savoir.

Contacté par téléphone, le secrétaire général au ministère de l’éducation nationale, Abdallah Mohamed Djalim a fait part de la décision du gouvernement de procéder au recrutement des contractuels pour terminer l’année en cours.

Il a fait savoir qu’une équipe est déjà déployée sur le terrain pour faire un état des lieux de la situation et examiner le nombre exact des enseignants dont l’Etat aura besoin pour assurer quotidiennement les cours dans les écoles primaires, collèges et lycées des Comores.

Il a souligné que dans l’ensemble des écoles primaires, collèges et lycées du pays, des contractuels exercent déjà le métier d’enseignants, que l’Etat peut faire recours pour finir l’année en beauté. Une information non confirmé par l’un des contractuels.

Selon lui, la seule condition sine qua non des contractuels, est le paiement de la totalité de leur salaire de un an et sept mois. Pendant que le gouvernement proposait leur intégration avec effet immédiat. La même source nous a révélé qu’aucun lycée, ni collège ne dispose pas de contractuels qui représentent la moitié des enseignants à son sein.


A l’exemple du lycée de Moroni, sur 126 enseignants, seul trois sont contractuels. Au lycée de Ntsudjini, sur 48 seuls 6 enseignants ont le statut de contractuels, les 42 restants sont des fonctionnaires d’Etat.

Mais pour le secrétaire général au ministère de l’Education nationale, même si le nombre des contractuels existant dans les lycées, collèges et écoles primaires n’est pas suffisant pour assurer quotidiennement les cours, des bénévoles sont prêts aussi pour sauver l’avenir des enfants.

A en croire le responsable du ministère, d’ici quelques jours, des listes seront adressés aux proviseurs et aux chefs d’établissements pour les enseignants qui seront prêts à reprendre le chemin de l’école.

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