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Le premier journal des Comores

Discours du Chef de l’Etat à l’occasion du 42ème anniversaire de l’Indépendance du pays

Discours du Chef de l’Etat à l’occasion du 42ème anniversaire de l’Indépendance du pays

Politique | -

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"42 ans après la proclamation unilatérale de l'indépendance du 06 juillet 1975, nous avons l'obligation de renforcer l'unité nationale, préserver les acquis de la réconciliation nationale et de la démocratie, notamment la paix, la sécurité et la cohésion sociale, rentabiliser les potentialités que recèle notre pays, mobiliser et gérer au mieux nos ressources propres et consolider les partenariats tissés avec les pays et les institutions internationales, pour mettre l'Union des Comores sur la voie de l'émergence."

 

 

Beit-Salam, le 6 juillet 2016

Comoriennes, Comoriens

Mes chers compatriotes de l'intérieur, de l'extérieur ce que nous appelons Diaspora

Honorable assistance,

En ce 6 juillet 2017, nous célébrons  le 42ème anniversaire de l'accession de notre pays, à la souveraineté internationale.

Cette date et cette fête doivent nous rassembler, au-delà de la politique et de la diversité de nos opinions, tout à fait compréhensible, parce qu'elles symbolisent notre liberté retrouvée après 150 ans de colonisation.

Ce matin, nous avons honoré par notre présence à la Place de l'Indépendance, nos forces armées, notre jeunesse dynamique, qui porte nos espoirs pour le futur.

 

Et je voudrais ici, renouveler ma confiance, ma fierté et celle de toute la Nation aux officiers, sous-officiers, militaires du rang de l'Armée Nationale de Développement et aux officiers et agents de la Sécurité et de la Police Nationale.

 

Je les remercie pour la dignité et le professionnalisme avec lesquels, ils accomplissent leurs devoirs au service de notre pays.

Cet après-midi, je suis heureux de vous accueillir ici, à cette traditionnelle réception au Palais de Beit-Salam, pour vous adresser, chers compatriotes d'ici et de la diaspora, mes chaleureuses félicitations.

En ce jour dans ce Palais, symbole de l'Etat et de sa continuité, qui a vu se succéder mes prédécesseurs, que Dieu les garde longtemps en vie je vais citer de mon frère Docteur Ikililou Dhoinine, de mon frère le Président Ahmed Abdallah Sambi.

 

Je ne peux pas ne pas saluer la mémoire de nos prédécesseurs au premier desquels le Dr Said Mohamed Cheikh, le Prince Said Ibrahim, le Prince Said Mohamed Djaffar, le Président Ahmed Abdallah Abdérémane, le Président Ali Soilih, le Président Said Mohamed Djohar, le Président Mohamed Taki et le Président Tadjidine Ben said Massound, qu'Allah les couvre de Sa miséricorde.

 

Je voudrais également, au nom de la Nation, saluer avec respect la mémoire de ceux qui parmi les acteurs du 06 juillet 75, nous ont quitté et avec nous et rendre hommage à tous ceux d'entre eux, qui sont avec nous aujourd'hui et leur redire notre profonde gratitude et notre grande admiration pour leur bravoure et les sacrifices consentis pour la dignité du peuple comorien.

Mes chers compatriotes ;

Honorable assistance ;

 

Plus qu'une tradition, la fête nationale du 06 juillet est l'occasion de nous rappeler chaque année que l'indépendance signifie et magnifie notre vocation naturelle à être et rester un peuple libre.

En même temps, cette fête nous rappelle chaque année que cette indépendance crée des obligations et des responsabilités qui nous mettent seuls face à notre destin.

C'est pourquoi en ce jour qui nous rassemble, je veux faire appel à toutes les Comoriennes et à tous les Comoriens, partout ils se trouvent, à se joindre à moi et à mon Gouvernement, pour travailler ensemble, dans l'unité et la cohésion nationales en vue de faire de notre pays, un pays où il fera bon vivre, un pays que nous serons fiers de léguer à nos enfants.

Cette œuvre-là est noble. Cette œuvre-là est ardue. Mais cette œuvre-là, mes chers compatriotes, nous sommes capables de le construire.

Lors de mon discours à l'occasion du premier anniversaire de mon investiture et de l'inauguration de l'Hôpital de Bambao Mtsanga, je vous ai entretenu des acquis de cette première année de l'action gouvernementale et des perspectives dans le cadre de la mise en œuvre des initiatives, des projets et des programmes en cours pour créer les conditions  de l'émergence de notre pays.

Ainsi, la politique de développement économique et social que j'avais promis lors de la campagne électorale, avec notamment les mesures prises pour améliorer le niveau et les conditions de vie de la population a été mise en œuvre.

 

Permettez-moi ici, en ce jour de fête nationale, de renouveler mes remerciements à tous mes concitoyens, pour leur patience et leur accompagnement sans lesquels, rien n'aurait été possible comme rien ne pourra être possible, sans l'implication de chaque citoyenne ou chaque citoyen.

 

Ce que nous avons réalisé au cours de cette première année du mandat, l'a été grâce à vous, grâce aux soutiens des Comoriennes et des Comoriens.

C'est ainsi qu'on a pu accomplir le grand pas que tout le monde a constaté, dans les secteurs de l'énergie, dans les infrastructures hospitalières et routières.

Aujourd'hui, Ngazidja, Mwali et Ndzuwani disposent de centrales électriques acquis sous financements propres.

 

Aujourd'hui, par la grâce d'Allah conjugués à nos efforts, nos villages, nos foyers, nos ateliers et nos Petites et Moyennes Entreprises, sont fournis en électricité, 24 heures sur 24.

 

Nous avons également inauguré l'hôpital de Bambao-Mtsanga, construit par la Chine à qui nous renouvelons notre profonde gratitude.

 

La construction de l'Hôpital National El-Maarouf a été lancée et bien sûr, sur financement de l'Etat, nous disposerons dans 3 ans, InshaAllah, d'un hôpital moderne, de référence internationale, en lieu et place du Centre hospitalier actuel, et les Comoriens pourront enfin se faire soigner chez eux et économiser les milliards dépensés pour les évacuations sanitaires.

 

A cela, je ne peux pas manquer d'ajouter les efforts déployés en vue de créer les conditions de bonne gouvernance à tous les échelons de l'Etat et de ses démembrements, améliorer la gestion des affaires publiques, maitriser nos dépenses et nos ressources, satisfaire les besoins sociaux de notre population, offrir à notre secteur privé les meilleures conditions d'épanouissement, et ouvrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives d'éducation, de formation et d'emplois.

Bref, un an après, nous avons jeté les bases du développement et de l'émergence du pays.

Nous avons  fait la preuve, à travers l'œuvre accompli en un an, que nous sommes capables de réaliser de grandes choses pour notre pays.

 

Et cette année nous célébrons la fête nationale du 6 juillet sous le thème : « Ensemble, maintenons le Cap de l'Emergence ».

 

Par ce choix les organisateurs de cette fête, à qui je félicite pour le travail ardu qu'ils ont fait, ont voulu mettre en évidence, la volonté et la détermination qui est la nôtre de faire de l'Union des Comores un pays émergent à l'horizon 2030.

A ce sujet, je voudrais tout d'abord, face aux inquiétudes voire même au scepticisme de certains de nos compatriotes, rassurer tout le monde, afin que toutes et tous, chacun à son niveau de responsabilité, nous intégrons cet ambition dans nos réflexions et nos actions quotidiennes.

Croire en nous-mêmes, en notre capacité à fixer à notre pays des objectifs élevés, c'est à quoi j'invite toute la population comorienne, sa classe politique et sa jeunesse.

L'émergence de notre pays, n'est pas un mirage. Elle est possible, nous la voulons pragmatique et réaliste.

Aussi pouvons-nous faire la synthèse des réflexions récentes sur les économies émergentes, pour nous fixer les critères qui nous permettront de faire sortir l'Union des Comores des pays les moins avancés.

 

Ainsi, nous pensons que pour atteindre cet objectif il va falloir : Relever le taux de croissance économique qui était de  1 % en 2015 à 3 à 4 % aux années à venir, c'est possible.

Maitriser notre démographie et réduire le taux de la population vivant sous le seuil de la pauvreté ; Diversifier notre production ; Accroitre nos exportations aujourd'hui concentrés sur trois produits de rente (la vanille, le girofle et l'ylang-ylang qui représentent 70% de nos exportations ; Intégrer notre pays au monde financier international ; redonner un rôle stratégique à l'État pour le développement ; investir dans l'Education, la Recherche et le Développement ; être capable de protéger et de sécuriser notre territoire.

 

L'ensemble de ces critères, concourent au développement économique, socio-culturel et technologique de notre pays, tout en réduisant la pauvreté.

Mes chers compatriotes,

Pour créer les conditions favorables à l'émergence de notre pays, nous devons nous unir. Et c'est pourquoi, je fais appel à toutes, à toutes les énergies du pays, rassembler toutes les forces vives de la Nation autour de l'essentiel, consolider la réconciliation nationale et la démocratie, comme cela a été le cas ces dernières décennies, chaque fois que  l'intérêt de la Nation l'exigeait.

Ainsi, avec les Gouverneurs des iles, le Président de l'Assemblée de l'Union, les partis politiques, j'ai établi un dialogue suivi, que je compte formaliser par un cadre de concertation permanent.

Avec les acteurs de la société civile, l'approche sera le même.

J'ai par ailleurs reçu ici-même dans ce Palais de Beit-Salam, il y a deux jours, une délégation du Mouvement du 11 août, dirigée par son Président, notre aîné, l'ancien Ministre Ali Bazi Selim.

Ce Mouvement préconise l'organisation d'assises nationales afin de faire le bilan des 42 ans d'indépendance des Comores et des 15 ans de l'Union des Comores et de la présidence tournante entre les iles.

Dès le début, j'ai été favorable à cette initiative prônée depuis 2014 mais j'étais convaincu que le moment, qui coïncidait avec la période électorale, n'était pas opportun pour atteindre les objectifs visés.

C'est dans esprit que j'ai également reçu ici hier, les partis et mouvements politiques de notre pays et, qu'ensemble avec les Vice-présidents, j'ai reçu ce matin les Gouverneurs des iles, le Président de l'Assemblée et le Président de la Cour Suprême.

J'estime aujourd'hui que le moment est venu. C'est pourquoi,

 

 

j'ai encouragé l'initiative des assises nationales et promis d'y apporter mon soutien multiforme et celui de son Gouvernement pour l'organisation et le succès de ces assises.

 

Ainsi, les consultations et les concertations tous azimuts que j'ai initiées et qui vont certainement constituées ne devront pas être suivies des divisions stériles à la place et ne seront pas mises dans notre gouvernance.

Je voudrais à ce stade de mon discours, attirer très respectueusement l'attention de tous. Certes nous allons nous assoir pour faire le bilan des 42 ans d'indépendance de notre pays et du système politique que nous avons mis en place en 2001, avec la présidence tournante entre les iles.

Certes ce système peut et doit même être amélioré et corrigé.

Toutefois, cela ne doit pas servir de prétexte pour ressusciter les démons du séparatisme.

Je voudrais ainsi mettre solennellement en garde toutes celles et ceux qui voudraient se servir de ces assises et les utiliser comme un tremplin, une tribune ou un outil, pour tenter de détruire ce que nous avons eu tant de mal à construire depuis les années 2000.

Au contraire, ces assises doivent être l'occasion de perfectionner le nouvel ensemble comorien, né du consensus national, et qui a fait ses preuves depuis plus d'une quinzaine d'année, avec trois alternances politiques, pacifiques exemplaires au Sommet de l'Etat, qui ont forcé l'estime et le respect de notre pays sur la scène internationale.

Mes chers compatriotes,

Pour créer les conditions favorables à l'émergence, nous devons aussi réformer et renforcer notre diplomatie pour la mettre au service du développement et de l'intégrité territoriale.

C'est pourquoi qu'on a toujours œuvré pour la consolidation des relations bilatérales ou multilatérales avec nos partenaires traditionnels tout en renforçant nos liens avec nos voisins de l'Océan Indien en particulier et du Continent africain en général.

 

Avec nos partenaires au développement, en particulier l'Union Européenne et la France, à qui j'adresse mes félicitations pour  la prochaine fête de l'indépendance du 14 juillet, nous avons entamé un processus de recadrage des projets, des programmes, de l'aide publique au développement, en fonction de la stratégie que nous avons définie et du contrat social que j'ai signé avec le peuple comorien.

 

Certes, ce processus a été laborieux. Toutefois, nous avons réussi, grâce au dialogue avec nos interlocuteurs, à maintenir le climat de confiance qui a toujours prévalu avec eux. Je voudrais ici, les remercier pour leur compréhension.

Avec les autres pays du monde, les Etats-Unis, notamment avec notre grand partenaire la Chine, nous avons renforcé nos liens d'amitié et de coopération comme en témoigne l'accroissement de nos échanges et de l'apport conséquent enregistré dans de nombreux domaines.

Avec les pays frères de la Ligue des Etats Arabes, notamment l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Maroc, l'Egypte, le Sultanat d'Oman, nous avons également renforcé nos relations, pour les rendre plus fructueuses et plus bénéfiques pour notre pays et notre population.

Je ne peux ne pas mentionner la rupture de nos relations avec le Qatar, par solidarité avec l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, l'Égypte, et les autres pays.

Néanmoins, nous souhaitons, que les initiatives en cours dans le Golfe, permettent de revenir à la normale et à l'unité de l'ensemble du monde arabe et islamique. Dans ce contexte,

 

je regrette profondément l'attitude et les déclarations de mon prédécesseur l'ancien Président, d'un parti allié, membre de la coalition gouvernementale. La méthode et la manière choisie pour faire ses dernières déclarations, ne m'ont pas paru indiquées.

 

Je respecte toutefois son choix et j'en prends acte, comme j'ai bien saisi son message. Il m'appartient d'en tirer les conséquences.

Mes chers compatriotes,

Célébrer le 06 juillet, c'est aussi parler de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale. Conditions nécessaires et suffisantes pour réussir l'émergence.

Comme Vous le savez, il n'est pas facile de changer une réalité, encore faut-il la reconnaitre. Or, la réalité, confortée par le droit international, c'est que l'Ile de Mayotte est une ile comorienne malgré son administration par la France depuis 1975.

Nous sommes prêts pour un dialogue franc et sincère, avec notre pays ami, la France, sur cette question car nous avons le devoir, la France et les Comores, de chercher et de trouver une solution, dans l'intérêt des deux pays. En attendant, nous ne pouvons, personne ne peut nous demander, d'approuver la départementalisation de cette Ile.

 

Les structures de dialogue, proposées par la France et que nous avons acceptées volontiers, notamment le Haut Comité Paritaire est donc appelé à aborder aussi tous les sujets, sans tabou, y compris la question de Mayotte et le visa Balladur.

 

A ce sujet, j'ai eu un entretien téléphonique avec SEM le Président de la République Française, Monsieur Emmanuel Macron.

A cette occasion, nous avons eu des échanges fructueux et nous nous sommes convenus de travailler de concert, dans un esprit d'apaisement et de confiance mutuelle, afin de résoudre les problèmes en suspens, pour renforcer la coopération bilatérale entre nos deux pays.

Et à ce propos je voudrais rassurer nos frères et sœurs de l'Ile de Mayotte, leur tendre la main et leur réitérer notre volonté et notre vocation à vivre ensemble, en famille, en harmonie, dans l'estime et le respect des uns et des autres.

Mes chers compatriotes,

 

Consolider l'unité nationale c'est aussi préserver la sécurité et la paix du pays. C'est pourquoi il faut mettre notre religion, l'islam à sa place adéquate. Remettre en cause notre religion, c'est saper la cohésion nationale.

 

Ainsi, la montée récente du chiisme et des sectes et des extrémismes de tout bord dans notre pays, avec les risques que cela comporte, sont de nature à créer des situations d'insécurités inacceptables.

Certes, la Loi garantit la liberté de culte de chacun mais elle interdit toute forme de dogme militant.

C'est dans un souci de cohésion, que l'Etat comorien a pris une décision pour uniformiser le culte.

Cette loi interdit ainsi toute campagne et/ou propagande, pratique religieuses ou coutumière non conformes à la doctrine Ahli-As-Sunnat wal Djamaa Madh-Hab Imam Chafiou.

 

Aussi voudrais-je réaffirmer ici, que toute pratique autre que la doctrine officielle consacrée par la Loi, qui porterait atteinte à la cohésion nationale, ne sera aucunement tolérée et sera sévèrement sanctionnée.

Sur ce point, je voudrais très solennellement attirer l'attention de tous, car il y va de la stabilité de l'union de notre pays : je ne laisserai à personne, à aucun groupement, la possibilité d'installer dans notre pays, une des situations à caractère religieux ou dogmatique qui ont fait sombrer plus d'un  pays dans le chao comme on est entrain de le vivre dans le monde entier.

Alors qu'aucune partie du monde n'est aujourd'hui épargnée par les attaques perpétrées par des groupes extrémistes violents, alors que les tragédies dont nous sommes témoins, frappent tous les continents, nous devons redoubler de vigilance et nous rappeler que nous avons des biens précieux, que nous devons préserver jalousement : les acquis de la réconciliation nationale, la paix et la sécurité de notre pays.

Mais les réponses sécuritaires ne suffiront pas. La réponse à l'extrémisme violent se trouve aussi dans l'amélioration du bien-être de la population en général et dans une bonne éducation pour nos enfants en particulier.

Alors que de part le monde et Afrique notamment, des jeunes en proie au désespoir et au désengagement, deviennent des proies faciles pour les barbares modernes, nous devons aussi prévenir l'extrémisme violent par une éducation de qualité inclusive et équitable pour nos enfants et nos jeunes.

Mes chers compatriotes,

 

L'Independence de notre pays signifie aujourd'hui, que nous sommes capables de renoncer à la politique de l'assistanat et de la mendicité.

 

L'indépendance de notre pays signifie aujourd'hui, que nous sommes capables de montrer au monde, à nous-mêmes et aux jeunes générations que nous voulons et que nous pouvons construire notre destin en comptant d'abord sur nos propres forces.

42 ans après la proclamation unilatérale de l'indépendance du 06 juillet 1975, nous avons l'obligation de renforcer l'unité nationale, préserver les acquis de la réconciliation nationale et de la démocratie,  notamment la paix, la sécurité et la cohésion sociale, rentabiliser les potentialités que recèle notre pays, mobiliser et gérer au mieux nos ressources propres et consolider les partenariats tissés avec les pays et les institutions internationales, pour mettre l'Union des Comores sur la voie de l'émergence.

De cela, j'en suis profondément convaincu, nous sommes capables.

Yes we can.

Vive l'Union des Comores, dans le progrès et  l'émergence.

Bonne fête de l'indépendance.

Je vous remercie.

 

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