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Fabrication et vente de faux passeports comoriens : Le ministre de l’intérieur refuse de réagir

Fabrication et vente de faux passeports comoriens : Le ministre de l’intérieur refuse de réagir

Politique |  | Mariata Moussa et Abdou Mstoifa

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Le tribunal de Moroni n’écarte pas la possibilité d’engager des poursuites pour déceler la vérité sur les déclarations diffusées sur les réseaux sociaux par un dénommé Moussawi Saif Almoussawi, accusant le ministre de l’Intérieur de torpiller l’enquête diligentée par les autorités nationales pour démanteler un réseau de fabrication de faux passeports.

Pour engager les poursuites, le parquet de Moroni compte, en premier lieu, se procurer les bandes vidéo.

 

Une poursuite ne s’engage pas sur la base de déclarations diffusées sur les réseaux sociaux. Nous allons tout d’abord visualiser cette vidéo, si les éléments sont consistants, nous allons engager des poursuites contre X,

 

a confié le parquetier. Selon les déclarations de ce dernier, une fois que la procédure sera engagée, les personnes citées dans cette vidéo seront entendues en qualité de témoins et il y aura  éventuellement la possibilité d’émettre un mandat d’arrêt contre l’auteur de ces vidéos.

Publiées sur les réseaux sociaux en plusieurs séquences, l’auteur y  accuse le ministre de l’Intérieur d’avoir ordonné que  «ces faussaires soient relâchés». Ce groupe

 

opère dans les quartiers Sud de Moroni, entre la capitale et Mde et chaque passeport est vendu à 5 millions de francs comoriens sur un total de 6.000 passeports.

 

Ces passeports auraient été remis au ministre de l’Intérieur qui, à son tour, les auraitconfiés à un certain Mfoihaya (présenté dans  l’une des  bandes audiovisuelles comme étant l’adjoint du directeur général de la sureté territoriale), toujours selon Moussawi.

 

Malgré  ces preuves, le ministre a ordonné à ce que ces faussaires soient relâchés,

 

accusera l’auteur des vidéos.  Interrogé sur ces déclarations, le ministre de l’Intérieur a confié  qu’il ne «comptait pas réagir sur des propos diffusés sur les réseaux sociaux».

Pour appuyer ses propos, Moussawi Saif Almoussawi a évoqué trois formes de vente de passeports comoriens à des étrangers : le programme de citoyenneté économique, les passeports vendus hors circuit dudit programme et ce nouveau réseau de fabrication et de vente de faux passeport et cartes d’identité comoriennes.

Selon lui, les titres de voyage  portent des noms, des numéros d’identité et des empreintes digitales de comoriens. Sauf que la photo qui accompagne ces données est celle d’un étranger. 

Dans son intervention, l’auteur de la vidéo a soutenu que des poursuites pouvaient être engagées par quiconque s’estime diffamé.

Et a ajouté qu’il détenait «des preuves de tout ce que j’avance». Il convient de noter cependant qu’aucune preuve n’a été présentée par Moussawi malgré son insistance à dire qu’il en avait.


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