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Séjour du président à Ndzuani : 20ème anniversaire de l’And, Hôpital de Bambao, Office du girofle…

Séjour du président à Ndzuani : 20ème anniversaire de l’And, Hôpital de Bambao, Office du girofle…

Politique |  | Sardou Moussa

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Pendant son séjour à Ndzuani, le chef de l’Etat, après l’anniversaire de la fusion de l’armée nationale, procédera, ce vendredi, à l’ouverture «technique» de l’Hôpital de l’amitié sino-comorienne de Bambao-mtsanga et au lancement demain, samedi à Sima, d’un office national dédié au girofle.  

 

Le président de la République, Azali Assoumani, qui séjourne à Ndzuani depuis le mercredi dernier, a rencontré l’armée au camp de la gendarmerie de Mutsamudu hier matin, jeudi 10 août. Une cérémonie y a été organisée pour fêter, au niveau insulaire et après la célébration du samedi 5 août à l’Ecole nationale des forces armées et de la gendarmerie (Enfag), à Vwadju, le vingtième anniversaire depuis l’institution de l’Armée nationale de développement (And).

Celle-ci est, pour rappel, constituée, depuis sa création en 1997, par la gendarmerie, la Force comorienne de défense, le Groupement de protection de hautes personnalités, le Service de santé militaire, l’Ecole nationale des forces armées et de la gendarmerie ainsi qu’une unité de Garde-côte.

Le chef de l’Etat a, au cours de son allocution, fait l’historique de l’armée et rappelé ses missions. Il a dit être «persuadé que cette armée accomplit ses missions dans les règles jusqu’à présent, mais qu’il faut de temps en temps rappeler aux militaires l’éthique de leur noble métier».  «Vous êtes le fer de lance de la paix dans le pays», a-t-il adressé à ses anciens frères d’arme. Il leur a également mis en garde contre toute manipulation tendant à les éloigner de leur mission républicaine.

Avant le président, son directeur de cabinet chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, avait parlé de l’And comme d’une «armée patriote, qui a marqué l’histoire de notre pays, en prenant ses responsabilités, sous le commandement du colonel Azali Assoumani, lorsque le pays était au bord de la guerre civile», se référant ainsi à la prise du pouvoir par la force en avril 1999, par Azali Assoumani.

 

Le monde nous avait abandonné parce qu’il y avait eu coup d’Etat. Et c’est là qu’est intervenue la sagesse d’Azali, qui a alors fait face à ses frères, qui étaient séparatistes. Et avec difficulté ! Car je me rappelle, nous étions à Beït-Salam, ils avaient dit qu’ils viendraient à condition que l’hymne national ne résonne pas, et ce fut ainsi. Ils  avaient exigé que le drapeau national soit ôté du véhicule avant d’y prendre place, et ce fut fait ! Ils avaient accepté de signer [les accords de réconciliation nationale ?] à condition que le drapeau national ne fût hissé sur la place de l’Indépendance, accordé !,

 

a-t-il ainsi survolé l’histoire de la sécession anjouanaise, en insistant sur les douloureux compromis faits par Azali, alors président autoproclamé.  
Notons que pendant son séjour à Ndzuani, le chef de l’Etat procédera, ce vendredi, à l’ouverture «technique» de l’Hôpital de l’amitié sino-comorienne de Bambao-mtsanga, inauguré depuis plus de deux mois, mais resté depuis non opérationnel, faute de personnel et d’organisation interne.

Selon une autorité de la Coordination de l’action de l’Union à Ndzuani se confiant aux journalistes, le président devrait de même, demain samedi, procéder au lancement d’un office national dédié au girofle, à Sima. Ceci intervient donc après la mise en place de l’Office de la vanille, au mois de février dernier.  


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