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Accidents cardiovasculaires aux Comores : 108 cas recensés et 6 décès en 2016

Accidents cardiovasculaires aux Comores : 108 cas recensés et 6 décès en 2016

Santé |  | Abdou Moustoifa

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A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée hier aux Comores, Al-watwan se penche sur une maladie qui fait des ravages dans le pays : les Accidents cardiovasculaires (Avc). Si certaines mesures peuvent aider les patients, l’absence de spécialistes constitue, cependant, un obstacle majeur.

 

Les Accidents cardiovasculaires (Avc) gagnent, ces derniers temps, du terrain aux Comores. Il s’agit d’une «défaillance de la circulation du sang qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau». L’accident survient «à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions» L’hypertension, le diabète, le tabagisme ou encore le manque d’activités physiques restent les premières causes.

Selon le cardiologue Ali Mohamed, la plupart des cas répertoriés aux Comores sont très souvent engendrés par un nouveau mode de vie caractérisé par une sédentarité croissante. «Les gens ne pratiquent pas la moindre activité physique ; ils préfèrent passer leurs journées à l’intérieur de leurs véhicules», dit-il. 

Si, ces deux derniers mois, l’on a recensé peu de cas (13 consultations au total) dans le service de cardiologie d’El-Maarouf, la situation reste tout de même inquiétante. Aujourd’hui, cette maladie, qui  jadis était «réservée» aux vieux, touche la jeunesse. Rien qu’en 2016, l’hôpital a recensé 108 cas, dont 36 ont moins de 50 ans.

A en croire le cardiologue Ali Mohamed, le tabagisme, l’hypertension, le manque d’activités physiques en sont responsables à plus de 70%. S’il existe actuellement certaines méthodes et pratiques standards permettant de stabiliser et éviter des chocs graves pour le patient, il s’avère que le service est confronté à de nombreux obstacles. «Pour pouvoir arriver à la rescousse d’un malade, nous avons souvent besoin de procéder à des réanimations neurovasculaires  en cas d’une phase critique.

Or ce service n’existe même pas ici. On a des possibilités de réaliser une opération  à temps pour sauver  les vaisseaux sanguins, mais l’absence de ressources humaines et financières posent d’énormes problèmes», déplore-t-il.

Pratiquer des activités physiques

Pour la prévention de cette maladie, le cardiologue recommande le changement du mode de vie, responsable de la progression de la maladie. Un individu doit, dit-il, consacrer trois jours par semaine à une activité physique, avec une séance qui peut durer 30 minutes au maximum.

Un simple jogging est capable d’éliminer le taux de cholestérol et des graisses. Il appelle surtout les jeunes à éviter le tabac dans la mesure où il reste l’un des facteurs expliquant l’expansion des accidents cardiovasculaires aux Comores.

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