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Hôpital de Samba-Nkuni : Après un mois de grève, le personnel renfile les blouses

Hôpital de Samba-Nkuni : Après un mois de grève, le personnel renfile les blouses

Santé |  | Mohamed Youssouf

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Embourbé dans une longue grève depuis le 1er mars, le centre de santé de référence insulaire de Samba-Nkuni a repris ses activités depuis lundi dernier. Le directeur général, Ben Oumouri Kari, l'a confirmé au cours d'un point de presse hier dans son bureau.

 

Nous faisions face à une grève de tout le personnel, qui réclamait le paiement de leurs salaires et de leurs primes de garde ainsi que la régularisation de la situation administrative des contractuels. Il arrive au Fonds de Sharjah, qui prend en charge les salaires, d’accuser un retard de cinq ou six mois.


Lire aussi : Le personnel du Centre hospitalier de Samba-Nkuni en grève


Le personnel se montre de moins en moins patient. Après avoir discuté avec le ministère de la Santé, le gouvernement s’est engagé à verser les salaires de janvier et de février dans les plus brefs délais. Cet engagement a permis de mettre fin à la crise», a déclaré Ben Oumouri Kari, directeur général de l’hôpital de Samba-Nkuni.


Au moment où l’Etat s’apprête à raser El-Maarouf et cherche, par conséquent, à délocaliser les services dans les différents centre de santé de Ngazidja, cette reprise du travail ne pouvait pas mieux tomber.  

Les soins d’abord, la facture après

Selon toujours Ben Omouri Kari, désormais, l’hôpital s’est imposé une règle d’or : prendre en charge le patient avant de demander le règlement de la facture et ce, à un coût abordable. «Nous avons mis en place une politique qui consiste à s’occuper du patient avec les moyens de l’hôpital avant de lui présenter la facture.

 

Nous demandons au gouvernement d’accompagner cette politique parce que la prise en charge de plusieurs malades dans une même journée risque de nous empêcher de prendre en charge les patients du lendemain vu les moyens dont dispose l’hôpital. Sans oublier que nous pratiquons des prix plus abordables qu’ailleurs. A titre d’exemple, nous pratiquons la césarienne à 107.000 kmf contre 150.000 kmf dans les autres centres», a-t-il révélé.


Au sujet de la démolition d’El-Maarouf, le patron de l’hôpital de  Samba-Nkuni explique que les autorités ont prévu le transfert de certains services du Centre hospitalier national vers le Centre médical urbain (Cmu),  le Service de santé militaire et le Centre hospitalier de Samba-Nkuni.


Et de préciser que, selon le plan du gouvernement, c’est le service de pneumologie qui sera délocalisé à Samba. ‘‘Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour assurer le maximum de sécurité aux patients avec notamment des chambres climatisées et des toilettes intérieures’’, a-t-il indiqué.

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