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Fermeture du petit port de Hoani : Le trafic entre Mwali et Ngazidja fortement affecté

Fermeture du petit port de Hoani : Le trafic entre Mwali et Ngazidja fortement affecté

Société |  | M.N.R.

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Le petit port du transport inter-îles de Hoani, à Mwali, est fermé jusqu’à nouvel ordre par les autorités insulaires. Selon la même décision, les départs et arrivées des embarcations se feront sur le rivage en face du marché de Fomboni.

 

Le petit port de Hoani assure principalement la desserte maritime entre l’île de Mwali et Chindini, au sud de Ngazidja. Mais un conflit s’est invité, depuis un temps, dans la gestion financière de ce trafic, opposant le comité de gestion local et le maire de la commune de Moimbassa dans laquelle est implanté l’embarcadère.

Habituellement, la traversée entre les petits ports de Chindini et Hoani, en aller comme en retour, revenait à 10.500 fc au voyageur. Dans ce prix, la taxe de 500 fc revenait, initialement, au comité de gestion du village avant qu’elle soit intégrée dans la liste des impôts que prélève la mairie.

Ce que ne veut pas céder le comité villageois qui conteste, à tort ou à raison, la gestion du maire. Ce climat délétère rend les déplacements en vedettes rapides, de type ‘’kwasa’’, difficiles, au départ comme à l’arrivée à Mwali.

Surtout pendant que le comité de gestion du port de Chindini joue la solidarité avec Hoani en fermant le trafic à toute embarcation en provenance de Mwali. Par conséquent, les passagers doivent désormais faire un itinéraire Fomboni-Moroni, plus de deux fois plus long en termes de distance et de durée que Chindini-Hoani.

Et les armateurs, estimant qu’ils consomment beaucoup de carburant dans le nouveau trajet, ont aussi fait grimper le prix de la traversée. Il est fixé à 15.500 fc, se rapprochant beaucoup plus à celui d’un avion. Un certain malaise s’installe ainsi chez les voyageurs qui ne se retrouvent pas dans cette situation.

L’inquiétude est d’autant plus grande à l’approche du ‘’miradji’’ et du mois de ramadan, quand il est de tradition d’expédier, d’un sens vers un autre et vice versa, un petit colis de soutien aux familles et amis à Ngazidja ou à Mwali.

Certainement, la traversée Chindini-Hoani rendait cette action plus facile. Quant aux armateurs, ils craignent une éventuelle baisse du flux des voyageurs dans un trafic toujours dynamique. D’autant plus que l’hypothèse d’une entente entre la communauté locale, la mairie et l’autorité insulaire peut ne pas être pour demain.

L’entêtement s’enlise d’un côté comme de l’autre entre la localité et la municipalité. La commune ne compte pas lâcher du lest sur l’unique source qui lui fera des recettes et l’autorité insulaire veille pour éviter que des villages situés aux principales entrées dans l’île, port et aéroport, ne s’érigent en percepteurs de droits. En attendant un dénouement de la crise, tout le monde, à savoir la localité de Hoani, la commune de Mombassa et les usagers, y laisse des plumes. 

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