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Alain Brillard, directeur général de Telma-Comores : «L’absence d’interconnexion pénalise les clients, les opérateurs et l’État»

Alain Brillard, directeur général de Telma-Comores : «L’absence d’interconnexion pénalise les clients, les opérateurs et l’État»

Société |  | Mohamed Youssouf

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Au sujet de l’interconnexion nationale, les choses restent figées, malgré les négociations menées jusqu’ici par les conseillers du président Azali Assoumani. Alain Brillard explique que «des négociations ont eu lieu avec les conseillers du chef de l’Etat il y a de cela un mois et demi. Nous avons présenté des documents qui attestent que nous sommes favorables à l’interconnexion. Nous avons aussi accepté les mesures du régulateur, mais notre concurrent n’a pas respecté l’ultimatum fixé au 21 février.»

 

Dans une conférence de presse hier, jeudi 13 avril, le patron de Telma-Comores, Alain Brillard, a abordé de nombreuses questions brûlantes.

Il a d’abord démenti l’information selon laquelle les tarifs des appels internationaux seraient prochainement revus à la hausse, à la demande du gouvernement. «La tarification à l’international est restée la même et nous n’avons reçu aucune demande allant dans le sens d’une révision à la hausse des tarifs. Effectivement, le gouvernement souhaiterait revoir certaines choses, mais concernant notre tarification internationale, on n’en est pas au courant. Si demain, on nous oblige à la revoir, on avisera», a déclaré le directeur général de l’opérateur privé.

 


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Au sujet de l’interconnexion nationale, les choses restent figées, malgré les négociations menées jusqu’ici par les conseillers du président Azali Assoumani. Alain Brillard explique que «des négociations ont eu lieu avec les conseillers du chef de l’Etat il y a de cela un mois et demi.

Nous avons présenté des documents qui attestent que nous sommes favorables à l’interconnexion. Je tiens à signaler que nous avons accepté les mesures du régulateur, mais notre concurrent n’a pas respecté l’ultimatum fixé au 21 février.

Aucune sanction n’a été prise et je me demande si on aurait pu bénéficier des mêmes faveurs si le blocage était de notre volonté. En tout cas, nous n’avons aucune nouvelle sur une éventuelle évolution de la situation, mais nous espérons une issue».

Des discussions infructueuses Les responsables du nouvel opérateur se disent conscients que les perdants sont d’abord les clients, qui se trouvent dans l’obligation d’avoir plusieurs puces, ensuite les opérateurs, qui auraient pu gonfler leurs chiffres d’affaires, et, enfin, l’État qui perd des impôts.

Par rapport à l’accusation de «concurrence déloyale» portée contre Telma-Comores, la société a tenu à faire une mise au point. Pour le consultant commercial, Stéphane Teyssedre, «on accuse Telma-Comores de vendre à perte.

Cette accusation est fausse parce que nous sommes compétitifs.Je ne vois pas pourquoi nous vendrions à perte alors que nous avons une grande masse salariale à assumer. Nous sommes rentables avec des tarifs ultras compétitifs. La question serait plutôt de savoir comment les Comoriens ont-ils pu accepter de payer aussi cher pendant une aussi longue période».

 


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Des offres accessibles Interrogé sur l’absence de réseau dans certaines zones de Ngazidja, alors que les prévisions parlaient d’une couverture totale de l’île, le directeur général de Telma-Comores a donné une explication précise.

«C’est vrai, nous tablions sur une couverture totale pour fin mars, mais nos équipements sont arrivés à la douane depuis cinq semaines. On n’arrive pas à les dédouaner lorsque nous savons que notre concurrent peut dédouaner les siens en trois ou quatre jours.

Nous perdons des revenus conséquents parce que plusieurs clients dans ces zones ne font que nous interpeller. Nous espérons trouver une solution dans ce mois d’avril», a-t-il fait savoir. En marge de cette conférence, Telma-Comores en a profité pour présenter ses nouvelles offres destinées à sa clientèle.

Désormais, le prix définitif d’une puce passe à deux mille francs en plus d’une promotion pour des téléphones. «Certains estimaient que le prix d’une puce était assez cher. Par conséquent, nous avons revu à la baisse et on a fixé le prix à deux milles francs définitivement, avec 15 minutes d’appel, 15 sms et 15 mégaoctets.

Il faut savoir que l’offre de quatre milles francs est toujours disponible, mais pour cela, il faudra recharger et émigrer vers un forfait (bundle).

La tarification reste également la même, aussi bien vers Telma et Mayotte, mais aussi vers les pays de la zone 2. Nous avons également une promotion pour les téléphones K1s parce qu’un téléphone acheté est égale un téléphone offert», a détaillé le directeur commercial, Azhar Mohamed.

Ce dernier a, en outre, ajouté que les offres Telma-Comores étaient toujours disponibles, en plus d’un nouveau forfait de deux mille, qui permet, entre autres, de bénéficier d’une heure d’appel, de cent sms et de cent mégaoctets de data. 

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