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Médias : La Rtn réduit ses programmes faute de pouvoir payer sa consommation d’électricité

Médias : La Rtn réduit ses programmes faute de pouvoir payer sa consommation d’électricité

Société |  | Sardou Moussa

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La maison s’est, en effet, vu remplacer son ancien compteur électromécanique par un compteur à prépaiement, faute de pouvoir honorer ses factures. L’on apprend que «la facture mensuelle de la maison peut atteindre les cinq cent vingt mille francs», or les recettes seraient très en deçà, aux environs de «cent quarante mille francs mensuels» seulement.

 

S’il y en a à qui la fourniture permanente de l’électricité, depuis le démarrage il y a un mois des nouveaux générateurs de la centrale de Trenani à Ndzuani, arrange bien, ce n’est pas le cas pour certains établissements publics, habitués jadis à consommer gratis le courant d’Eda (Électricité d’Anjouan).

 


Lire aussi : L’aéroport de Wani à Ndzuani n’a plus d’électricité depuis deux semaines


 

Après la coupure opérée à l’aéroport de Wani  fin avril pour accumulation d’impayés de factures, c’est la radio publique de l’île de Ndzuani  qui se voit contrainte de réduire au strict minimum ses programmes,  pour éviter de plonger tout à fait dans le noir.

Dans son édition de la mi-journée d’avant-hier, mardi, la Radiotélévision de Ndzuani (Rtn) a, en effet, annoncé sa décision de réduire son programme journalier. Ouverte d’habitude vers 7 heures le matin, désormais la station suspendra ses émissions à 14 heures pour les reprendre à 18 heures jusqu’à 21 heures.  

La maison s’est, en effet, vu remplacer son ancien compteur électromécanique par un compteur à prépaiement, faute de pouvoir honorer ses factures. L’on apprend que «la facture mensuelle de la maison peut atteindre les cinq cent vingt mille francs», or les recettes seraient très en deçà, aux environs de «cent quarante mille francs mensuels» seulement.

Nos multiples tentatives téléphoniques pour joindre Amir Abdallah, le directeur de  l’information de l’île qui pourrait dire ce que compte faire l’exécutif pour résoudre cette question, sont restées vaines.

Ortc-Anjouan, l’autre radio du service public qui émet dans l’île, n’est pourtant pas confronté à ce problème. Bien au contraire, «cela fait déjà un temps qu’on ne nous envoie même plus de factures», confie Rouwayimi Tamouridine, directeur régional de l’Office de la radio et télévision des Comores.

Selon lui, «la consommation mensuelle de la boite tournait autour de trois cent mille francs». Mais il faut, à ce point, souligner que vis-à-vis de l’Ortc, Eda a bien raison de garder ses distances : la société d’électricité d’Anjouan ne s’est, à son tour, jamais démenée pour reverser la redevance audiovisuelle due à ce dernier, laquelle est estimée jusqu’à six millions de francs mensuels.  


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