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Salon national de l’artisanat : Lancement de la première édition au Cnac de Bandamadji

Salon national de l’artisanat : Lancement de la première édition au Cnac de Bandamadji

Société |  | Abdou Moustoifa

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Initié par la direction générale de l’artisanat il y a déjà quatre ans, le projet portant sur la création d’un Salon national de l’artisanat a enfin vu le jour. Cette nouvelle plateforme devra aider tous les comoriens travaillant dans les différents secteurs liés à l’artisanat à mieux s’organiser pour que ce domaine puisse retrouver ses marques.

 

Le vice-président chargé de l’Artisanat, Djaffar Said Ahmed, a procédé au lancement officiel, vendredi dernier dans l’après-midi, du salon national de l’artisanat.

Organisé au Centre national de l’artisanat comorien (Cnac) de Bandamadji-Itsandra, cet évènement a été honoré par la présence de plusieurs personnalités, dont la première dame  Ambari, le directeur de cabinet du chef de l’Etat chargé de la Défense, Youssouf Mohamed Ali, et du ministre de la Justice, Fahmi Said Ibrahim.

Cette première édition, sponsorisée par de nombreux partenaires dont  le gouvernement, l’Uccia, l’Anpi, Vaniacom, ainsi que d’autres acteurs étrangers, avait pour but de poser les jalons censés enclencher le développement du secteur artisanal aux Comores.

Souvent reléguées au second plan, les activités artisanales n’arrivent plus à jouer un rôle important dans l’économie locale comme cela devrait être le cas.

Lors de son intervention, la directrice générale de l’artisanat, Rahamatou Goulam, a tout d’abord souligné l’importance accordée à cette initiative par le gouvernement.

«Cela fait quatre ans depuis que nous militons afin que ce projet puisse voir le jour pour donner de l’importance aux travaux artisanaux réalisés par nos concitoyens. Aujourd’hui, c’est un moment historique à la fois pour le pays mais aussi pour ceux qui se tuent à la tâche dans leurs activités pour préserver notre patrimoine à travers les métiers liés à l’artisanat», avait-elle déclaré.



Valoriser notre patrimoine

Selon elle, l’artisanat est un secteur promoteur d’emplois. Elle estime que pour que  le  pays puisse rayonner  dans le monde dans ce secteur, il faut  valoriser les produits locaux.

Raison pour laquelle sa direction, en partenariat avec le ministère de l’Economie, a initié la foire dédiée aux produits artisanaux. Durant ces expositions, plusieurs producteurs, venus des quatre Îles, avaient fait le déplacement pour faire la promotion de leurs produits.

«Si nous unissons tous nos efforts pour donner de la valeur à nos produits en travaillant ensemble, nous réussirons à prospérer. Durant les prochaines éditions nous pourrons inviter, par exemple, d’autres artisans venant des autres pays de la région, pour qu’ils exposent ici. Donc il suffit d’être forts et courageux pour développer les métiers y afférant ; et l’on pourra valoriser nos talents», a lancé Rahamtou Goulam.



Développer le tourisme local

Pour le président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’artisanat (Uccia), Ahmed Ali Bazi, le lancement du Salon national de l’artisanat est une porte d’ouverture pour la promotion du patrimoine culturel national.

Selon lui, l’artisanat est un secteur enrichissant que le pays se doit d’accompagner et de valoriser.

«C’est un secteur dont la contribution au niveau de l’économie est un modèle vertueux car même les matériaux utilisés sont le plus souvent locaux. Et la fabrication des produits suit et respecte  les règles d’art de transmission du savoir-faire aux jeunes générations pour assurer la sauvegarde. Il nous appartient de mettre en place les outils devant permettre d’accélérer la croissance de ce secteur», plaidera t-il. De son côté, le vice-président Djaffar Said Ahmed a rappelé les  principaux avantages d’un tel projet, notamment, la promotion du patrimoine comorien dans son ensemble.

 

Aujourd’hui, nous devons vendre nos produits, notre patrimoine au monde entier. Pour cela on est censé valoriser nos produits fabriqués par nos artisans ce qui jouera un rôle crucial dans le développement de ce secteur. Le comorien doit acheter ce qui est fabriqué dans son pays au lieu d’opter pour les produits venant des autres pays comme la Tanzanie ou Dubaï qui sont presque les mêmes. C’est ainsi que l’on pourra promouvoir notre patrimoine,

 

a-t-il rappelé. Le ministre de l’Artisanat ajoutera que le secteur de l’artisanat ouvrait la voie au développement de plusieurs autres secteurs comme le tourisme. Il a, enfin, précisé que ces deux secteurs  font drainer des revenus énormes dans d’autres pays et que les Comores pourraient emprunter cette voie.

Dans cette perspective, le vice-président a également lancé un appel à nos ressortissants vivant à l’étranger qui, selon lui, pourront apporter beaucoup en faisant la promotion de nos produits dans leurs pays d’accueil en achetant les produits locaux pendant leur séjour dans leur pays d’origine.

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