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Énergie : De l’électricité à revendre

Énergie : De l’électricité à revendre

Société | -   Nazir Nazi

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Pour tenir sa promesse électorale, le nouveau président de la République n’a pas regardé à la dépense : sept milliards de francs pour mettre définitivement un terme aux délestages qui étaient devenus la règle et qui rendaient illusoire toute ambition de relance économique.

 

C’est sans conteste l’action phare de ces douze premiers mois du nouveau chef de l’Etat : la stabilité énergétique, après plusieurs décennies d’obscurité.

Combien de petites et moyennes entreprises ont dû mettre la clé sous la porte, faute d’électricité? Il suffit de voir la floraison de petits commerces de quartier, jusqu’au fin fond de la campagne pour comprendre le lien indissociable entre l’énergie et l’économie et donc le développement.

Cette nette amélioration de la production au niveau des trois centrales électriques du pays (Vwadju à Ngazidja, Trenani à Ndzuani et Wemani à Fomboni) a été acquise après l’installation de treize nouveaux groupes électrogènes, entre le 5 février et le 5 mai.

Il faut dire que pour tenir cette promesse électorale, le président de la République n’a pas regardé à la dépense : le pays a du débourser la coquette somme de… sept milliards de francs.

Après cette véritable prouesse, le gouvernement entend encore aller plus loin. Son objectif est maintenant de diversifier les sources d’énergie pour pérenniser cette stabilité énergétique.

C’est ainsi que suite à la signature, le 22 février 2013 en Inde, de la convention de financement d’une centrale à fuel lourd aux Comores, les nouvelles autorités ont décidé de réactiver le dossier. La société Overseas a lancé en février dernier les travaux préalables.

 

Le projet porte sur la construction à Ngazidja d’une centrale à fuel lourd d’une puissance de 18 mégawatts. Cette infrastructure sera dotée de quatre groupes d’une puissance cumulée de 16 mégawatts et d’un autre groupe de 2 mégawatts.

Il y a lieu, cependant, de regretter l’absence d’appels d’offres dans ce secteur de l’énergie. En effet, des projets qui coûtent plusieurs milliards de francs comoriens ont été cédés sans la moindre transparence.

C’est le cas de l’acquisition des nouveaux groupes électrogènes et de l’exclusivité accordée sur une période de cinq ans, sans aucune procédure d’appel d’offres, à Vitol en matière d’importation de carburant.                                       



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