Encore une fois, les Comores vont être représentées au “Mois du stand up” au Cameroun. A l’Institut français de Douala, du 19 au 25 novembre, puis au Canal Olympia de Yaoundé, le 9 décembre. Les prestations de Fouad Salim, lors de la première édition de 2017, n’ont visiblement pas déplu. Loin de là. Puisque le leader du Comores comedy club (Ccc) a été invité à prendre part à l’édition 2018 de ce rendez-vous continental de l’humour. Il s’envole ce mercredi 14 novembre pour le Cameroun, jusqu’au jeudi 13 décembre prochain. Des ateliers de formation et des «spectacles inédits» l’y attendent. Tout un mois de partage, et de fous rires!
L’année dernière, Fouad Salim avait présenté deux sketchs, «Les toilettes» et «Le président des Comores». Ce dernier sketch, dit-il, «n’avait pas suscité trop d’émoi, parce que je m’étais mis dans la peau d’un président comorien englué dans ses décrets, et les gens ne comprenaient pas forcément ce que je voulais dire». Fort donc de cette expérience, il compte cette fois-ci «proposer des textes qui vont parler au public camerounais». Par exemple la rencontre de football entre les Comores et le Cameroun – le 8 septembre dernier au stade de Mitsamihuli – comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can 2019 au… Cameroun ; ainsi qu’un autre sketch qui va «présenter les Comores».Ces deux sketchs vont être joués dans la troisième édition du “Valery Ndongo comedy club”.
Juste pour rire
L’humoriste Comorien, il faut le rappeler, a eu son rôle à jouer dans la création du “Comores comedy club” en 2015. Il avait à l’époque – sous l’impulsion de l’Alliance française (Af) de Moroni et du Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’ambassade de France – dispensé une formation aux futurs humoristes comoriens.
Depuis, le Ccc a enchainé les spectacles. Huit en l’espace de trois ans. «Les mentalités ont beaucoup évolué depuis notre première sortie en 2015. Aujourd’hui les gens sont plus réceptifs», évoque-t-il faisant allusion à leur dernier spectacle, en août dernier à l’Af de Moroni. «Nous abordons toujours des sujets dans lesquels les gens se reconnaissent, dans le but de faire passer un message. Le tout est de faire en sorte qu’ils ne se sentent pas, personnellement, visés. Qu’ils comprennent que c’est juste pour rire», explique-t-il.
Malgré tout, le Ccc s’impose des limites à ne pas franchir pour ce qui concerne, par exemple les «histoires de flirts». «Nous évitons d’en parler». Tout le contraire du Cameroun où «il n’y a pas de complexe. Tous les sujets peuvent être abordés». Fouad Salim va également participer au “Show Canal+” organisé à l’occasion. Il y va seul, comme lors de l’édition précédente. «Nous n’avons pas les moyens de déplacer tout le groupe. Mais j’’espère qu’à partir de l’année prochaine on pourra quand même y aller à deux voire trois», fait-il le vœu. Ce “l’humour à la comorienne” qui en ressortirais gagnante.