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3 Questions à Sitty Saidat Youssouf : «J’ai remporté un trophée digne de moi, de mes principes et qui fait honneur à mon pays»

3 Questions à Sitty Saidat Youssouf : «J’ai remporté un trophée digne de moi, de mes principes et qui fait honneur à mon pays»

Culture | -   Natidja Adabi

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Elle a représenté les Comores à Miss East Africa en Tanzanie à Mlimani City. Elle revient du concours régional de seize pays de l’Afrique de l’est avec le titre de Miss Congeniality. Elle a accepté de répondre aux questions d’Al-watwan pour partager son vécu.

 

Que ressentez-vous après cette participation au concours Miss East Africa 2021/2022?

Je suis déterminée plus que jamais à représenter mon pays au-delà de ses frontières.
C’est un rêve parmi tant d’autres que j’ai depuis toujours et que je compte réaliser. J’ai travaillé dur pour en arriver là et je suis fière de ce que j’ai accompli. Car bien que ne parlant pas anglais, j’ai réussi à gagner les cœurs de mes sœurs Queens de l’Afrique de l’est. J’ai obtenu mon titre en partie grâce à leurs votes ce qui s’explique, je suppose, par ma personnalité et mon comportement au camp.

Vous n’avez pas été élue Miss East Africa mais vous rentrez avec le titre de Miss Congeniality. Une réaction particulière?

Je rentre avec un titre, un prix et un trophée digne de moi, des principes, des valeurs de l’éducation et de l’hospitalité légendaire que j’ai héritées de mes parents et de mon pays, les Comores. Je crois qu’on ne perd jamais. Cette aventure nous fait acquérir de la force, de l’expérience et nous fait grandir. Personnellement, je continuerai à défendre le centre Anfia Ibrahim, ce lieu dédié aux enfants en situation de handicap car je suis persuadée que tous les enfants méritent le même traitement, ont, tous, droit à l’éducation, à la sécurité ainsi qu’à notre amour et à notre soutien.

Comment avez-vous vécu l’évènement notamment avec votre tenue qui vous distinguait tant des autres?

La compétition, je l’ai vécue difficilement. Je n’ai pas eu suffisamment de temps pour me préparer, je ne parlais pas les langues utilisées. Moi je ne parle que français et moyennement swahili. Il y’a des choses que j’aurai aimé mettre en avant avec mes propres mots, mais c’était difficile. Par ailleurs, pour porter le hijab au concours il m’a fallu du courage et de la patience. On m’avait, autre fois, imposé des vêtements qui ne correspondaient pas à ma personnalité et à la culture de mon pays. Ce que j’ai refusé. C’était un véritable bras de fer, mais j’ai réussi à m’imposer et à faire respecter mes choix.

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