Faire sortir le savoir-faire du Cndrs et de l’Université pour le déverser dans les établissements scolaires dans l’espoir de susciter des vocations
Le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs), sous les auspices du ministère de l’Education nationale et de la recherche scientifique, a annoncé, lors d’une conférence de presse, la tenue de la deuxième édition du «Forum sur l’appropriation et la valorisation des métiers de la recherche auprès des jeunes scolaires aux Comores», prévue du 3 au 6 février 2026, au siège du Cndrs, en partenariat avec l’ambassade de France en Union des Comores.A cette occasion, à Moroni, la recherche s’apprête à changer de visage. Loin des cercles restreints et des discours hermétiques, elle se met au diapason des salles de classe et des rêves des adolescents. Pensé comme un espace de rencontres et de transmission, ce forum vise à rapprocher les élèves et étudiants des métiers de la recherche, des sciences, du patrimoine et de la biodiversité. Il va s’agir moins d’expliquer que d’inspirer, et moins d’enseigner que d’éveiller une curiosité durable, en renforçant le dialogue entre chercheurs, enseignants et jeunes apprenants.
Les chercheurs dans les établissements scolaires
«La recherche n’est pas destinée uniquement aux grands chercheurs ou aux doctorants», insiste le directeur général du Cndrs, Dr Toiwilou Mze Hamadi. La première édition en a été une démonstration concrète, avec plus de cinq cent élèves mobilisés autour de métiers scientifiques : «Nous avons constaté que cet événement a porté ses fruits. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire d’organiser une nouvelle édition, afin de continuer à transmettre l’amour de la recherche aux jeunes scolaires et étudiants», explique le responsable, tout en saluant l’accompagnement renouvelé du partenaire principal de ce rendez-vous, l’ambassade de France aux Comores.
Pour cette deuxième édition, les ambitions sont, clairement, revues à la hausse : entre huit cent et mille élèves sont attendus. Par ailleurs, la recherche ira à la rencontre des jeunes, là où ils se trouvent.C’est ainsi que des ateliers mobiles seront organisés dans plusieurs établissements scolaires, animés par des chercheurs du Cndrs, de l’Inrap et de l’Université des Comores. «Nous allons faire sortir le savoir-faire du Cndrs et de l’Udc pour le déverser dans les établissements scolaires dans l’espoir de susciter des vocations et d’ouvrir des perspectives», devait-il préciser.
D’une question à la vocation
Au programme, on y trouvera, également, la création de dix clubs scientifiques scolaires, destinés à structurer l’engagement des jeunes sur le long terme, ainsi que la formation de quarante jeunes ambassadeurs du patrimoine et de la science, appelés à devenir des relais durables entre le monde de la recherche et la société.Plus qu’un simple événement, ce forum se veut un signal fort : celui d’un pays qui choisit d’investir dans l’intelligence de sa jeunesse. Car au bout du compte, la recherche, nous dit-on, commence souvent par une question posée par un élève, et parfois, il suffit d’une rencontre pour transformer cette question en vocation.

