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Concours Udjuzi de Ortc I Dix-huit candidats pour les quarts de finale et... plusieurs interrogations

Concours Udjuzi de Ortc I Dix-huit candidats pour les quarts de finale et... plusieurs interrogations

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Sur cent quatre-vingt-sept candidats, les jurés en ont retenu dix-huit pour la suite de l’aventure voulue par notre confrère du service public. Avec des résultats parfois incompris et surtout un mode de vote largement décrié par les concurrents.

 

Pour les candidats, les choses sérieuses se précisent. Des cent quatre-vingt-sept du départ, les jurés en ont retenu, jeudi dernier, dix-huit pour les quarts de finale. Cinq disciplines artistiques vont continuer à tenir l’opinion en haleine à travers huit groupes de danse traditionnelle et urbaine, un funambule, une compagnie de théâtre et sept chanteurs.

C’est la benjamine du concours, Soltana-Emna Alfeine, qui s’est hissée à la première position grâce au vote du public. “C’est une bonne occasion pour tout le pays de voir autant de talents se mesurer. Cela n’a pas été facile de les départager et il faut espérer que ceux qui seront choisis seront à la hauteur de représenter le pays lorsque l’occasion se présentera”, a apprécié le juré Adamou Hamada Jean Alain.

Au départ, seuls quinze candidats devaient être autorisés à poursuivre l’aventure mais le fait que quatre concurrents aient eu la même note – avec le groupe de danse Afroro Comoco, les chateurs Houdjatti Ahmed et Saïd Ali Raissa et le groupe de slam Encre vitale qui ont totalisé, chacun, 6,44 points – a amené les organisateurs à revoir leur liste à la hausse.

Une affaire sous?

“C’est un plaisir d’avoir pris part à ce concours. C’était une belle aventure qui peut me servir par la suite. Toutefois, je suis gêné par cette façon de voter avec cette affaire de vente de tickets. Une chose que je n’ai jamais vue nulle part. Je crains que ce ne soit pas le jury mais le public qui a fait pencher la balance. Comme dans tout concours il y’a des gagnants et des perdants, cette fois-ci, je suis malheureusement du mauvais côté. Je souhaite bonne chance à ceux qui vont continuer l’aventure”, a déclaré l’illusionniste Ryad Mohamed Taoufiki.

L’opinion et la très grande majorité des candidats n’ont pas apprécié le mode électoral.En effet, en plus des Sms, le candidat devait vendre des tickets qui étaient considérés comme autant de voix en sa faveur. Chacun devait vendre au minimum un paquet de cent ticket à raison de 500 francs l’un. Les candidats qui pouvaient compter sur un entourage fortuné ont pu vendre plusieurs paquets ce qui les a aidés à se propulser aux sommets.

“Au début, les organisateurs nous on dit que les votes allaient se faire via Sms et ce n’est qu’à partir des seizièmes de finale qu’on nous a appris que nous allions devoir vendre des tickets. Nous sommes venus au concours pour faire prévaloir nos talents et non pas pour devenir des vendeurs. Je suis indigné par une telle pratique”, devait lancer la chanteuse, Zakia.

Pour sa part, le danseur Omar Hlifa n’y est pas allé par le dos de la cuiller. Selon lui, il ne s’agit en rien d’un concours visant à faire émerger les talents des îles mais plutôt à se faire de l’argent. “Avec cette méthode, seule la richesse peut faire pencher la balance de votre côté. C’est très difficile de les vendre et, au final, ne pas être parmi les gagnants, c’est tout simplement leur offrir des sous”, s’insurge le leader du groupe Udjamaan.

Mahdawi Ben Ali

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