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Concours «Ambassadeurs, ambassadrices en herbe» I Une dixième édition consacrée aux mers et aux océans

Concours «Ambassadeurs, ambassadrices en herbe» I Une dixième édition consacrée aux mers et aux océans

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Après une finale très disputée, trois élèves du lycée français Henri-Matisse ont été sacrés et vont «représenter les Comores dans la finale Zone océan indien et Afrique australe et orientale».

 

Organisée par l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (Aefe), la finale de la dixième édition du concours d’éloquence «Ambassadeurs, ambassadrices en herbe» a eu lieu samedi dans la salle de spectacle de l’Assemblée nationale. Des élèves du lycée français, Henri-Matisse, se sont livrés à des envolées lyriques et se rendant coup pour coup autour du thème «Mers et océans : quels enjeux pour la planète?».


Cette année, le format était constitué de quatre parties. Dans la première il s’agissait d’un «débat contradictoire» sur la thématique suivante : la situation des mers et des océans doit-elle faire craindre pour le progrès? A ce propos, les avis des six orateurs étaient pour le moins divergents, bien qu’ils aient adopté une technique argumentative bien rodée, la concession. Si les uns conçoivent bien que les mers soient éprouvées par des hommes «avides de progrès», d’autres pensent qu’on peut «concilier la conservation de la mer et le progrès» et que ce dernier ne devrait pas nous effrayer.


Le deuxième cycle du concours concernait principalement des élèves du primaire et de la sixième. On y a ressenti la fougue et l’insouciance de ces jeunes tribuns qui n’ont, en aucun moment, eu froid aux yeux, à l’image de Rwaburundi Jade qui a remporté le premier prix de la catégorie. Elle a su séduire le jury avec un sketch drôle, certes, mais qui questionne sur la «passivité des hommes» face à la montée des eaux, aux marées noires, à la fonte des glaciers, à la destruction des récifs coralliens, à la pollution des océans, ou encore le «Sixième continent», cette décharge de déchets flottant au milieu de l’Océan pacifique.

 

Le prix «Coup de cœur» de cette catégorie est décerné à Issouf Mamode Amine Amar. Pour le cycle concernant les collégiens, le vainqueur se nomme Chainour Abdallah. Selon cette élève de troisième, «la nature n’a nullement besoin de l’homme, c’est plutôt l’inverse. Sans la nature, nous ne serions rien, le néant». Le prix «Coup de cœur» est revenu à Mohamed Najda qui a centré son argumentation sur les conséquences des déchets en plastique jetés dans les océans qui, mine de rien, couvrent quatre-vingt pour cent de la surface de la terre. «Les déchets aquatiques représentent une menace pour l’écosystème marin, car ils peuvent blesser de nombreuses espèces marines», a-t-elle soutenu.


Quant au cycle concernant les lycéens, il a été remporté par Manar Radjabou, suivie de Rakotoarisoa Maevatia Adriance. Cette dernière a dressé un constat alarmant sur l’état de la faune et la flore marine qui seraient «menacées et en danger». L’élève de Première appelle les hommes à se mettre à la place des espèces maritimes : «L’océan est aux poissons ce que la terre est aux hommes, un habitat, un mode de vie, un environnement», a-t-elle rappelé.

Housni Hassani, stagiaire

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