Lors de cette deuxième édition, avec la prestation de différents artistes de l’archipel, la plage de Maludja s’est transformée en un vaste espace de fête où se mêlaient chants, danses et applaudissements nourris.
La plage de Maludja, à Mitsamihuli, a accueilli ce dimanche 9 août, la deuxième édition du Daradja Festival. Une foule venue de plusieurs coins du pays s’est retrouvée autour de la musique urbaine comorienne, représentée avec brio par des artistes de renom, venant des quatre îles de l’archipel : Zily, Goulam, Says’z et Zoubs Mars en tête d’affiche. Arrivé à la plage aux environs des 19h, le président de la République, Azali Assoumani, accompagné de son épouse, a assisté à ce rendez-vous artistique qui a mobilisé les as de la musique moderne des îles de la lune.
À mesure que l’après-midi avançait, la route menant à Maludja se remplissait. Voitures, taxis, motos et piétons se dirigeaient vers la plage. Depuis Mitsamihuli et les localités voisines, mais aussi depuis Moroni, les festivaliers dont des comoriens de la diaspora avaient fait le déplacement en masse pour cette deuxième édition du Daradja Festival.
Sur place, l’ambiance s’est installée progressivement. Les groupes d’amis se retrouvaient, les téléphones sortaient déjà pour filmer les premières images et l’espace devant la scène se remplissait au rythme du show.
«On voulait surtout voir ce que cette deuxième édition allait donner. Dès notre arrivée, on a compris qu’il y aurait beaucoup de monde», a raconté Abdou Fahad, venu de Moroni.Lorsque les premières prestations ont commencé, la plage s’est électrisée. Les cris et les applaudissements se sont multipliés. Devant la scène, les spectateurs reprenaient en chœur les refrains populaires, dansaient et accompagnaient les artistes. Les cameras des smartphones allumés témoignaient également de l’envie de garder une trace de cette soirée.
La soirée a commencé avec les artistes du label Watwaniya Production. Bahata, Faraz et Djamila, pour ne citer qu’eux, ont assuré les premières prestations, avec également la participation de Rimka et Djudja et d’autres artistes. Une première partie qui a progressivement installé l’ambiance avant l’arrivée des têtes d’affiche.
Le guest Dj Maestro a ensuite pris le relais. Pendant près de deux heures, il a enchaîné les mix, maintenant le public en mouvement et faisant progressivement monter la température sur la plage de Maludja.
Devant la scène, les festivaliers dansaient, chantaient et répondaient aux différentes séquences musicales.Avec Zily, Goulam, Says’z et Zoubs, le festival avait réuni plusieurs figures de la musique urbaine comorienne. Chaque passage sur scène provoquait son lot de réactions. «Ce qui est intéressant, c’est qu’on retrouve plusieurs artistes que les jeunes écoutent au quotidien. Les voir ici, devant nous, c’est complètement différent», a expliqué Samim, un résidant de Mitsamihuli.
Au fur et à mesure des prestations, la plage de Maludja s’est transformée en un vaste espace de fête où se mêlaient chants, danses et applaudissements.
«On pouvait suivre le festival sur les réseaux sociaux, mais ce n’est pas la même chose. Il fallait venir vivre l’ambiance directement», a résumé Madina.
Après la fin du concert, l’ambiance est prolongée avec une partie des festivaliers qui est restée quelques instants devant la scène avant de prendre le chemin du retour.
À la sortie, la circulation était particulièrement dense autour de Maludja. Les véhicules avançaient difficilement alors que la foule quittait progressivement le site. Moukawaami, qui avait fait le déplacement depuis Moroni témoigne avoir passé près d’une heure avant d’accéder à la route pour son retour vers la capitale.
Pour Watwaniya Production, cette deuxième édition constitue ainsi un nouveau pas dans l’ambition d’installer le Daradja Festival dans le paysage culturel comorien.
À Maludja, la forte mobilisation du public aura surtout montré l’intérêt de la jeunesse pour les rendez-vous consacrés à la musique urbaine de l’archipel.



