L’association Mango Ulanga de Mvuni Bambao, en collaboration avec le Parc national Karthala et I2A Immobiliers, a organisé la deuxième édition du Festival Karthala, du vendredi 9 au dimanche 11 janvier, à Mvuni. Initialement consacré à la danse traditionnelle, le Festival a élargi cette année son champ d’action à plusieurs thématiques majeures, notamment la protection de l’environnement, l’enseignement de la langue comorienne et la lutte contre le réchauffement climatique.
L’événement a débuté vendredi par un point de presse, suivi d’une série d’activités culturelles et environnementales.

Le samedi matin, environ 60 plants ont été mis en terre aux abords du mont Karthala et du centre de santé de Mvuni, sous la supervision du Parc national Karthala, selon le président de l’association Mango Ulanga, Hacim Djoumoi. Dans la soirée, diverses animations ont été organisées au Clac (Centre de lecture et d’animation culturelle) de la ville, notamment des prestations de slam, des pièces de théâtre, et des échanges exclusivement en langue comorienne, sans mélange de langues étrangères.

Une dizaine d’associations mobilisées

Une dizaine d’associations de danses traditionnelles, composées d’hommes et de femmes venus de plusieurs localités de l’île, ont pris part à l’événement, notamment celles d’Iconi, de Buuni Hamahamé, de Nyumadzaha ya Bambao, de Dimadjou et de Dzahani Itsandra. La cérémonie de clôture s’est tenue dimanche au stade de basketball, en présence des représentants du ministère de la Culture, des responsables du Parc national Karthala et des autorités communales de Bambao ya Djuu. Les prestations artistiques s’y sont poursuivies durant près de quatre heures, dans une ambiance marquée par des chants et danses hérités des ancêtres, accompagnés de costumes traditionnels variés.


Satisfait du déroulement de l’événement, Ali Mohamed, responsable au Parc national Karthala, a salué l’initiative de Mango Ulanga. « Le programme mis en œuvre est un appel fort à chacun de nous pour préserver nos traditions et surtout protéger notre écosystème , a-t-il déclaré, avant d’appeler à «la sauvegarde de la forêt».
De son côté, Issimael Houssein, premier président de l’association Mango Ulanga, est revenu sur l’historique de la structure créée dans les années 1990. «La propreté de la ville, la transmission des valeurs socio-éducatives, religieuses, culturelles et traditionnelles ont toujours été nos principales missions.

Nous avons remporté à plusieurs reprises des concours nationaux de danses traditionnelles», s’est-il félicité. Il a aussi rappelé que la localité a été distinguée parmi les villes les plus propres de l’archipel. Il a enfin assuré de son «soutien continu aux jeunes membres de l’association», afin de «garantir la pérennité de cet engagement culturel et environnemental».