Avec ces premières compétitions dans diverses activités, lundi dernier, on peut dire que le Festival Gombessa est pleinement lancé
Après la cérémonie d’ouverture, samedi, place a été faite à la compétition en danses traditionnelles, Hommes et Dames qui ont constitué le premier grand rendez-vous de cette 9è édition. A l’issue des éliminatoires, huit associations masculines et cinq féminines ont décroché leurs billets pour la phase finale prévue samedi prochain, au stade de basketball d’Ikoni.
L’Association Culturelle de Serehini ya Bambao (Acs) a, particulièrement, marqué cette journée. Ils sont classés en tête chez les hommes avec trente-neuf points sur quarante, devançant de peu l’Association pour le Développement et l’Avenir de Buuni ya Hamahame, Adabou, et Wenyi Nguwu d’Ikoni Djabal, qui obtiennent chacune 38 points.
Les critères de qualification
Les cinq autres qualifiées sont Ujsi d’Ikoni, l’Association pour le Développement culturel de Mbashile (Adcm), Udzima wa Masiwa de Mde ya Bambao, l’association de Mwali et Banda Ngoma de Bandadaweni la Domba. Toutes se retrouveront samedi prochain, pour tenter de décrocher le titre de champion de cette neuvième édition. Les prestations ont permis de mesurer le niveau des différentes associations engagées, notamment la maîtrise des mouvements, l’énergie déployée sur scène et surtout le respect des codes de la danse traditionnelle qui ont constitué les principaux critères observés au cours de cette première phase.*
Le lendemain, dimanche, les participants ont changé de terrain pour la pétanque qui a réuni quatre-vingt-huit clubs et plus de quatre cents participants. La finale a opposé la triplette de Sanfil à celle de Djabal Pétanque. Au terme de la rencontre, Sanfil a pris le dessus sur son adversaire. Le football mixte de rue figurait également au programme de cette deuxième journée. Huit équipes ont participé dans la catégorie enfants qui a été remporté par Djabal U13. La catégorie adultes avait mis aux prises six équipes et le Fc Mawa l’a emporté.Dans la soirée, place a été faite au chant a cappella, un autre rendez-vous très attendu. Seize candidats ont pris part à la compétition et à l’issue de la soirée, huit noms ont été retenus pour la finale prévue le jour de la cérémonie de clôture.
Prenant la parole, le directeur général du Festival Gombessa, a salué le soutien du chef de l’Etat : «il nous soutient depuis le début, nous accompagne et nous encourage à aller encore plus loin dans cette initiative», a-t-il affirmé avant d’appeler à plus de soutien aux initiatives culturelles : «nos intentions sont claires depuis le départ : nous voulons valoriser notre culture et permettre à notre jeunesse d’en tirer profit», a-t-il expliqué. Selon lui, l’inscription des médinas historiques des Comores au patrimoine mondial de l’Unesco doit apporter une motivation supplémentaire pour poursuivre cette démarche : «cette inscription nous a, encore davantage, motivés afin de faire de nos traditions un patrimoine culturel immatériel reconnu. Nous avons une belle richesse, et cette richesse, c’est notre culture», a-t-il souligné, en soutenant que la valorisation de ce patrimoine passait «nécessairement par l’accompagnement des jeunes».
Kaswida et dayira
Avec ces premières épreuves, on peut dire que le Festival Gombessa est pleinement lancé. Pour cette neuvième édition, le festival poursuit son ambition de faire de la culture traditionnelle comorienne, un espace de rencontre entre les générations, les associations et les délégations venues des différentes îles et de l’étranger.
*En ce qui concerne les compétitions féminines, nous reviendrons pour plus précision dans notre prochaine livraison.


