Cette deuxième édition ambitionne de rapprocher l’école du monde scientifique et de faire naître des vocations durables
Le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) a, officiellement, lancé, avant-hier mardi 3 février, au sein même de son siège, la deuxième édition du «Forum sur l’appropriation et la valorisation des métiers de la recherche auprès des jeunes scolaires». Un rendez-vous considéré par l’institution comme «stratégique» dans la construction d’une culture scientifique nationale, à l’heure où la jeunesse comorienne cherche des repères, des modèles et des perspectives d’avenir.
Dans son allocution, le directeur général du Cndrs, Dr Toiwilou Mze Hamadi, a rappelé la philosophie fondatrice de ce forum en ces termes : «Cette initiative a pour objectif principal de rapprocher les jeunes scolaires du monde de la recherche, de leur faire découvrir la diversité des métiers scientifiques, leurs parcours, leurs exigences, leurs opportunités, et de susciter des vocations fondées sur la curiosité, l’esprit critique et l’innovation».
«Viser des résultats concrets»
Au-delà de la simple sensibilisation, l’initiative se veut structurante en ambitionnant de renforcer les passerelles entre le Cndrs, l’Université, les établissements scolaires et les familles, afin d’ancrer durablement la culture scientifique dans le système éducatif comorien. Avec cette deuxième édition, le Cndrs ne se contente pas d’organiser un événement. Il s’efforce de poser les fondations d’une génération scientifique comorienne, consciente, curieuse, critique et actrice du développement des Comores. Une jeunesse appelée non seulement à apprendre la science, mais à la porter, la transmettre et la transformer en levier de progrès.
Plusieurs activités son programmées du 4 au 6 février. C’est ainsi que des conférences, des ateliers interactifs, des échanges directs avec les chercheurs, des visites pédagogiques et des activités immersives rythment cette édition. Le Cndrs dit «viser des résultats concrets» notamment une meilleure connaissance des métiers de la recherche, une valorisation du rôle du scientifique dans la société comorienne, un regain d’intérêt des jeunes pour les filières scientifiques, culturelles et patrimoniales, et un renforcement des partenariats au service du développement national.
Présent à la cérémonie, l’attaché de coopération de l’ambassade de France en Union des Comores, Ludovic Kamchane, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement de son institution pour ce forum : «C’est une grande satisfaction. C’est la science qui nous permet de progresser. Nous avons besoin de jeunes dans les domaines scientifiques, et de familles qui promeuvent l’accès à la science. L’ambassade de France à Moroni soutient les événements scientifiques, elle va essayer d’appuyer les jeunes doctorants, et continuera à accompagner le Cndrs, un partenaire essentiel», s’est-il engagé.
«S’approprier de la culture de la recherche»
De l’avis du représentant du ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, la portée du forum «dépasse» la formation : «Les métiers de la recherche jouent un rôle crucial dans l’éveil intellectuel, l’orientation et la construction de l’esprit scientifique chez les jeunes. La recherche permet de développer la curiosité, l’esprit critique, la rigueur et l’innovation, des compétences essentielles pour préparer les citoyens et les cadres de demain.
A cet égard, le Cndrs jour un rôle central de passerelle entre le monde scientifique, les établissements scolaires et les parents, en favorisant la médiation scientifique, la diffusion des savoirs et l’appropriation de la culture de la recherche dès le plus jeune âge», a-t-il soutenu.
Du 4 au 6 février, plusieurs activités structurantes sont programmées au Cndrs et dans différents établissements scolaires, parmi lesquelles la formation de quarante jeunes ambassadeurs du patrimoine et de la science, pour s’assurer d’une relève de médiateurs scientifiques et culturels, et la création de dix clubs scientifiques scolaires afin de structurer l’engagement scientifique des jeunes sur la durée. Sont également prévus des ateliers mobiles dans les écoles «destinés à éveiller l’intérêt des élèves pour les sciences, le patrimoine et la biodiversité».

