« Mon séjour ici aux Comores a pris fin et je suis honorée de pouvoir rencontrer le président de la République, avant de repartir à Nairobi, au Kenya, au siège le bureau régional de l’Unesco », a déclaré la fonctionnaire de l’Unesco.
La directrice du bureau régional de l'Afrique, Louise Anne Haxthausen, a été officiellement reçue à Beit Salam par le chef de l’État, Azali Assoumani. Cette audience intervient au lendemain de la cérémonie officielle de remise de l’attestation d’inscription des Médinas des sultanats historiques comoriens sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui s'est déroulée le samedi 29 août dernier..
Les résultats attendus
L’objectif de la rencontre était de « sceller et rappeler » les engagements pris par les deux parties à la suite de cette reconnaissance internationale. Au sortir de son entretien avec le président de la République, Louise Anne Haxthausen a exprimé sa profonde gratitude d’avoir pu remettre en main propre le document attestant l’inscription des Médinas comoriens à l’organisation onusienne. «Mon séjour ici aux Comores a pris fin et je suis honorée de pouvoir rencontrer le président de la République avant de repartir au siège du bureau régional de l’Unesco à Nairobi, au Kenya», a-t-elle déclaré.
Devant la presse, la directrice a indiqué que les échanges ont également porté sur les perspectives et les résultats attendus de cette inscription historique. «Nous avons évoqué la cérémonie d'hier concernant la célébration de l’inscription des Médinas des sultanats historiques des Comores, qui est le résultat d’efforts considérables du gouvernement et des professionnels comoriens pour faire inscrire un premier site sur la liste du patrimoine mondial, désormais partie intégrante du patrimoine de l’humanité», a-t-elle souligné.
Elle a ajouté avoir abordé avec le chef de l’État les nombreuses opportunités offertes par ce statut en matière de développement durable.«Nous avons parlé ensemble des opportunités que cela couvre en terme de développement ici aux Comores, notamment le développement touristique durable et respectueux, ainsi que la valorisation de la culture comorienne. Les bénéfices pour la population comorienne, notamment la jeunesse en terme de formation et d’opportunités de travail, ont été également abordés», a-t-elle poursuivi.
Réaffirmant son plein engagement aux côtés des autorités, la directrice s’est dite prête et confiante à l'idée de poursuivre ce travail de longue haleine à tous les niveaux.
Pour sa part, l’ambassadeur permanent des Comores auprès de l’Unesco, Mohamed Badjrafil, a salué l’engagement constant du chef de l’État dans ce processus d’inscription. Il a également félicité le gouvernement ainsi que l'ensemble des spécialistes dont la contribution a permis de transformer ce rêve en une réalité concrète, tout en faisant part de sa vive satisfaction quant à la réussite de cet événement historique.

