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Le premier journal des Comores

“Tranches de vues” ou les premières expériences de Farouk Djamily

“Tranches de vues” ou les premières expériences de Farouk Djamily

Culture | -   Nassila Ben Ali

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Photographie. Après trois expositions avec les premières images faites avec son premier appareil photo, Farouk Djamily a décidé de fixer ce travail et de sortir son premier livre-photo. Objectif : mettre en valeur des instants saisis à Ngazidja et accompagnés de commentaires et de visions d’auteurs, de slameurs et de communicants. Histoire de

 

“Tranches de vues” est dans les librairies. Sorti aux éditions Komedit le mois dernier, le livre expose cinquante-quatre photographies effectuées par Farouk Djamily de 2010 à 2013. Il s’agit d’un album à travers lequel l’auteur cherche à “éterniser” l’image. “Pour arriver à mon but, le meilleur support restait le livre”, et à travers ce livre il a voulu “saisir des instants de vie”. Avec son Pentax km, Farouk a décidé de redécouvrir le monde et en devenant un street photographe (un photographe de la rue). “Je suis venu avec l’idée de saisir l’image la plus fidèle et avec mon appareil, je me baladais et prenais les images”, a-t-il lancé. “Tranches de vues”, c’est la finalité de toute une série de travaux.


Ce premier livre-photo de Farouk Djamily a vu la participation de plusieurs auteurs, slameurs et poètes ainsi que de communicants qui ont bien voulu croiser leurs visions des Comores à travers ce travail. C’est le cas de Oluren Fekre (juriste et auteur du roman “la vie, cet exil), Biherie Saïd Soilihi (communicante), Fathia Radjabou (professeur agréée d’économie et auteur du recueil des nouvelles “Je ne sais pas quoi faire de ma vie”), Mo Absoir (slameur), El Mahad Ibrahim Abdou (chimiste et auteur du livre “Roho itangao”), Dini Nassur (auteur du roman “Kosa”) et Akim Ali (poète et photographe) ou encore Faïza Soulé Youssouf, journaliste et auteure de “Ghizza”, qui a illustré la photo d’une pirogue prête à partir en mère en ces termes : “Emmène-moi. Non, laisse-moi. Ouï laisse-moi, moi je n’y arrive pas.

Pars sans un regard pour nos ébats pars, et un jour tu seras un lointain souvenir échappatoire il y’en a eu un premier. Un deuxième. Ensuite le soleil”. Farouk Djamily se réjouit de voir que le livre “a rencontré un succès fou en Europe et particulièrement en France et à Londres en Angleterre où l’ouvrage a été bien vendu”. Sans compter le bon accueil qui lui aurait été réservé par une grande partie de la diaspora comorienne.

Images différentes

“Des Comoriens qui n’ont jamais foulé le sol comorien ont apprécié ces premières images de leur pays différentes de celles qu’ils voient à travers les Cd de Mashuhuli (mariage)”, a expliqué celui qui s’est acheté son premier reflex en 2009.  L’ouvrage a déjà fait l’objet d’une exposition dans une galerie d’art (Les sens de l’art) en 2012, au Palais du congrès de Montreuil en France et dans une expo-augmentée avec Oluren Fekre et Mo Absoir en 2016 à Auxerre dans le cadre du festival “Afrique au cœur”. “Nous sommes en train de travailler sur une nouvelle version d’expo qui impliquera la personne visiteuse”, a annoncé le photographe sachant que “Tranches de vues” est le premier tome d’une longue série. Après Ngazidja, le deuxième devrait être consacré aux autres îles.

Né à Paris en 1985, Farouk Djamily a passé une grande partie de son enfance aux Comores avant de retourner en France pour ses études de langues, de commerce et de communication-marketing. Co-fondateur du collectif Lyhaky works, il consacre le plus clair de son temps à ses passions que sont la photographie et le cinéma. Farouk est un fanatique de la photographie qui a hérité son attachement de son père. En effet, s’il croit sa mère, ce dernier “faisait la même chose”, a confié celui qui réalise le film Hodai en phase de production.


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