M. A. E. Oumi-Lhair s’est imposée avec son thème sur le pouvoir de manière générale, suivie de B.A. Naçroullah qui a défendu sa conception de l’école
Le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) a organisé, le vendredi 6 février, un «Mini-Festival scientifique et culturel» avec diverses activités, notamment, un concours d’éloquence entre établissements scolaires. En classe de Première à l’Ecole communautaire de Singani, Mohamed Ahmed Elbadawoui Oumi-Lhair a remporté le premier Prix avec un texte sur certaines dérives du pouvoir de manière générale.
«Je me demande, et je vous demande tout autant : le pouvoir est-ce synonyme de cynisme? De paranoïa? Parce que le pouvoir, aujourd’hui, n’est qu’un faux bonheur. Un bonheur de façade.
Un bonheur cruel. Ce pouvoir-là s’abat sur les faibles. Il les effraie. Il les réduit au silence. Il leur fait croire qu’ils ne sont rien», développe Mohamed Ahmed Elbadawoui Oumi-Lhair. Avant de Soutenir que le pouvoir devrait servir à donner de l’espoir, à encourager, à soutenir et à élever chaque être humain au même pied d’égalité, elle constate : «Et pourtant, c’est tout le contraire. Alors oui, j’ose aujourd’hui, devant vous, affirmer haut et fort que moi, Mohamed Balkiss, je suis contre ce pouvoir! Et peut-être, oui peut-être, que pour avoir osé parler, je deviendrai moi-même victime de ce pouvoir. Si on peut vraiment appeler ça comme ça : le pouvoir», s’est-elle indignée.
Pour sa part, Ben Ali Naçroullah, 10 ans, inscrit à Imane à Moroni, est reparti avec le deuxième prix avec son texte intitulé «Ecole». Pour lui, l’école ne devrait pas être, uniquement, un bâtiment avec des tables et des chaises. Mais plutôt un lieu d’apprentissage, de partage, d’encouragement. Un endroit où chaque enfant, riche ou pauvre, fort ou faible, fille ou garçon, se sent le bienvenu : «Mais, souvent, ce n’est pas le cas. Parfois, on nous humilie pour une faute, on nous expulse pour un rire, on nous punit sans même écouter nos explications.
Et alors, dites-moi, comment pouvons-nous aimer l’école si elle nous fait plus peur que plaisir», lance-t-il avant de rappeler que les enfants rêvent de devenir médecins, professeurs, ingénieurs, avocats. «Nous rêvons de construire notre pays, d’aider nos familles, de rendre le monde meilleur. Et pour cela, il nous faut une école qui croit en nous. Alors oui, l’école doit être exigeante. Mais l’école doit aussi être juste. Oui, l’école doit nous corriger. Mais l’école doit aussi nous encourager», s’efforce de convaincre Ben Ali Naçroullah.

