Devant des milliers de festivaliers, onze artistes de la région de l’Océan indien se sont succédé sur scène jusqu’à l’aube

 

La première soirée du Médina Festival 2026 a démarré, hier lundi, à Mtsamdu à Ndzuani peu après minuit. L’événement a rassemblé des milliers de personnes venues assister aux prestations d’artistes comoriens et étrangers. Animée par Slomis, accompagné d’Adela, la soirée s’est poursuivie jusqu’à six heures du matin.


La soirée s’est ouverte avec le groupe réunionnais Motomo, avant l’entrée en scène de la tête d’affiche, le chanteur tanzanien Mbosso, puis de Moumtaz. Walter et N Pro Game ont ensuite assuré des showcases, suivis des prestations en live de Terrell Ellymoor et de Baco Ali accompagné de son groupe Tama Music. Lokygramme a poursuivi la programmation avant que l’artiste malgache, Tance Mena, ne clôture le festival à l’aube. Les artistes Zepe et Latheral n’ont toutefois pas pu se produire. Ce dernier est parti manifestement déconcerté.


Comme lors de la précédente édition, un espace Vip a été aménagé au pied de la scène pour les partenaires, les sponsors et plusieurs invités. Environ une centaine de personnes y ont pris place, parmi lesquelles le secrétaire général du gouvernement, des représentants du ministère de la Culture, des députés, le directeur général de Royal Air ainsi que d’autres personnalités. Cette année, votre journal Al-Watwan figure parmi les partenaires de l’événement.


Prenant la parole sur scène, le président de l’association Médina Festival, Mohamed Maansoib, alias Pompidou, est revenu sur les difficultés ayant retardé le lancement du concert : «Si la soirée a commencé en retard, c’est parce que la sonorisation que nous avions commandée est restée bloquée à Madagascar. Je présente mes excuses au public et je remercie tous ceux qui nous soutiennent, car ce festival grandit chaque année avec la participation d’artistes de renom», a-t-il déclaré.Malgré cette attente, la majorité des festivaliers rencontrés à la sortie du concert se sont déclarés satisfaits de la qualité des prestations et de l’ambiance qui a régné tout au long de la nuit.

L’inscription à l’Unesco

Avant le concert, une conférence de presse s’est tenue à l’hôtel Johanna en présence de représentants du secrétariat général du gouvernement, du ministère de la Culture, d’artistes et de médias.Intervenant à cette occasion, la conseillère technique du ministère de la culture, Radia Mohamed, a salué la mobilisation des différents acteurs qui a permis la tenue de cette édition : «Pour parvenir à l’organisation de ce festival, nous avons travaillé en étroite collaboration avec le secrétariat général du gouvernement. Je tiens à remercier l’ensemble des personnes mobilisées, en particulier le secrétaire général du gouvernement, pour leur engagement», a-t-elle indiqué.


Prenant ensuite la parole, le président de l’association Médina Festival a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires publics et privés. Il s’est ensuite félicité de la toute récente inscription des médinas des Sultanats historiques des Comores au patrimoine mondial de l’Unesco : «Voilà exactement vingt-et-un ans que cette aventure a commencé et nous célébrons aujourd’hui la 17ᵉ édition du festival. Pour la première fois, le gouvernement de l’Union, notamment son secrétariat général, s’est pleinement investi dans cet événement. Dès le départ, nous avons choisi le nom de «Médina» pour mettre en valeur l’authenticité et la richesse de nos villes historiques. Aujourd’hui, cette inscription à l’Unesco est une véritable victoire», a-t-il soutenu.


De son côté, le secrétaire général de l’association Médina Festival, Kachou, est revenu sur les difficultés rencontrées avant le lancement de l’événement : «Cette année, le blocage du bateau Acadie, qui transportait des musiciens et une partie de la sonorisation, nous avait mené au bord de l’annulation. Nous avons dû choisir entre renoncer ou maintenir le festival malgré les contraintes. Grâce au soutien de nos partenaires, des médias et de toutes les personnes mobilisées, nous avons finalement pu organiser cette édition», devait-il conclure.