Après Mtsamdu, des milliers de personnes ont répondu présent, à la deuxième soirée du, désormais, grand rendez-vous indianocéanique
La deuxième soirée du Médina Festival 2026 s’est déroulée dans la nuit de mercredi à jeudi à Wani. Marquée par la présence du président Azali Assoumani, elle a offert un spectacle rythmé, une forte mobilisation du public et des prestations saluées par les festivaliers. L’événement a une nouvelle fois confirmé la réputation de Wani comme l’un des publics les plus festifs de l’île.
Pour cette seconde soirée, le président Azali Assoumani, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, a assisté au concert dans un espace Vip aménagé pour la circonstance. La gouverneure de Mwali, des députés, d’anciens membres du gouvernement, des partenaires et plusieurs autres autorités figuraient parmi les invités.
Contrairement à la première soirée qui avait enregistré un grand retard au démarrage, celle-ci a débuté à 21 heures 50 par un feu d’artifice, à l’entrée en scène de l’artiste, Latheral, qui n’avait pas pu se produire lors de la première soirée. Baco Ali et son groupe Tama Music ont ensuite enchaîné avec une prestation en live qui a rapidement fait monter l’ambiance.
«Lutter contre la délinquance à Mayotte»
Au cours de la prestation de Baco Ali, le président Azali Assoumani est monté sur scène pour saluer l’artiste, sous les applaudissements du public, avant de quitter les lieux peu après 23 heures.Mettant à profit cette séquence, Baco Ali a adressé un message au chef de l’Etat en se sens : «C’est un honneur de recevoir le président de l’Union et les membres de son gouvernement dans un tel événement.
Je les remercie pour leur soutien à la réussite de ce festival. J’en profite également pour appeler le gouvernement à accompagner les efforts de lutte contre la délinquance à Mayotte. Notre île souffre. Mayotte va mal», devait-il lancer.Le programme s’est poursuivi avec Lokygramme, puis Terrell Ellymoor, accompagné sur scène des musiciens du groupe Watoro et de l’artiste Hikmat dans plusieurs titres. Walter, Zepe et N Pro Game ont ensuite proposé des prestations en semi-live, avant que Moumtaz ne retrouve le public avec l’appui de musiciens locaux.
«Une aventure qui dure depuis vingt-et-un ans»
Très attendue, la chanteuse malgache Tance Mena a offert quarante minutes de spectacle. Habituée du Médina Festival, elle a une nouvelle fois salué l’accueil réservé aux artistes et l’ambiance du public anjouanais. «Dès notre arrivée, nous avons reçu un accueil très chaleureux. Je connais bien cette île puisque je suis déjà venue au Médina Festival en 2012 puis en 2023. Ici, l’ambiance est toujours exceptionnelle. La population de Ndzuani sait transmettre sa joie naturellement.Durant ce concert, j’ai donné le meilleur de moi-même», a-t-elle apprécié. Le groupe réunionnais, Motamo, a finalement clôturé la soirée en montant sur scène aux alentours de quatre heures du matin.
S’adressant au public, le président de l’association Médina Festival, Mohamed Maansoib, alias Pompidou, est revenu sur le parcours de l’événement et salué le soutien des autorités : «Ce soir, nous célébrons la deuxième soirée d’un festival lancé il y a vingt-et-un ans. En 2005, cette aventure avait commencé avec le président Azali Assoumani. Vingt-et-un ans plus tard, pour cette 17ᵉ édition, il est encore parmi nous. Nous adressons nos sincères remerciements aux plus hautes autorités de l’Etat pour leur accompagnement», a-t-il conclu.

