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oirées musicales / Costy et Tiyar el Hayat sur scène, demain jeudi à Al Camar

oirées musicales / Costy et Tiyar el Hayat sur scène, demain jeudi à Al Camar

Culture | -   Dayar Salim Darkaoui

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Le projet a été initié par Tl Events et lancé le 7 février dernier, Soulaiman Mzé Cheikh et Soubi à l’affiche. Il tend à redonner vie à l’Al Camar à travers multiples activités culturelles. Six événements sont au programme cette année 2019, dont trois soirées twarabu. C’est l’orchestre Tiyar el Hayat de Ntsorale ya Dimani qui sera à l’honneur, demain jeudi. En première partie, du folk, avec Costy.

 

Le twarabu a décidément le vent en poupe. C’est, désormais, au tour de la société d’organisation d’événements culturels et de prestations techniques, Tl Events, de le mettre en avant dans son projet de relance de Al Camar. L’emblématique salle de spectacle sis à Moroni qui fut longtemps le premier lieu de diffusion de la culture aux Comores, est, ces dernières années, en panne d’activités.
Pourtant, à en croire Salim Abdallah, le gérant de Tl Events, initiateur du projet, «l’enceinte est en très bon état». Au point de surprendre les amateurs étrangers de musique. «Quand l’ingénieur de son de Diamond vous dit qu’il n’y a pas de salle de cette envergure à Kinshasa, cela a de quoi surprendre». Forcément. L’homme s’emploie, donc, à redonner vie à ce haut lieu de la culture, à travers multiples activités, notamment des soirées twarabu. En live, s’il vous plaît ! La première aura lieu demain, jeudi 11 avril, à partir de 20 h. L’entrée est fixée à 2.000 francs comoriens. «C’est le juste prix».
Le projet a été lancé le 7 février dernier avec, à l’affiche, Soulaiman Mzé Cheikh et Soubi. «Le but était d’attirer de potentiels partenaires. Je suis plus ou moins satisfait», affirme Salim Abdallah.

Retour aux sources

Six événements culturels sont au programme cette année dont trois soirées twarabu.
C’est l’orchestre Tiyar el Hayat, de Ntsorale ya Dimani, qui entrera en scène demain, jeudi. Super Mambo jazz et Asmuna, de Pvanambwani, le 3 octobre. Et puis, le 5 décembre, Les Atomes de Ntsudjini et Taanchik frères de Moroni. «Le twarabu n’est pas assez joué, quand il n’est pas tout simplement fourvoyé par la “modernité”. Nous voulons revenir aux sources de cette musique traditionnelle. Il n’est pas question de playback. Le vrai twarabu se joue en live!», avance notre interlocuteur qui pointe également du doigt les «paroles banales» des nouvelles chansons. «Elles n’apportent pas un plus sur le plan social comme ce fut le cas au bon vieux temps avec des artistes comme Mohamed Hassane, Nassor Saleh ou des orchestres tels que Tiyar el Hayat ou encore Asmumo». A noter que chacune de ces trois soirées twarabu sera associée à une autre activité. Du folk avec Costy et Ukombozi de Moroni, respectivement le 11 avril et 3 octobre. Des danses traditionnelles, le 5 décembre, avec la compagnie Ngome de Ntsudjini.


Entretemps, le 6 juin, soit le lendemain de l’Aïd el Fitr, se tiendra une soirée d’animations pour enfants. «Ces activités étaient fréquentes auparavant. Elles servent à l’éveil culturel». Et, le 9 novembre, à l’occasion du nouvel an musulman, sera organisé un concours de chant religieux et de lecture du Coran. «Nous avions l’habitude de l’organiser sur la place Badjanani. J’envisage, avec l’accord des écoles coraniques, le déplacer à l’Al Camar. Nous n’aurons plus à nous soucier des aléas du temps. Les élèves auront des sièges pour s’asseoir et seront en sécurité», estime-il valoir.
Tl Events prévoit une dizaine d’activités à l’Al Camar en 2020. «L’objectif à terme est de s’ouvrir aux autre îles de l’archipel et à la région».


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