L’institution salue l’engagement du chef de l’Etat en faveur du savoir et de l’innovation et appelle au renforcement des moyens dédiés au secteur

 

Le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) réaffirme son ambition de “consolider” l’effort de recherche scientifique aux Comores et appelle à un engagement renforcé des pouvoirs publics pour accompagner durablement le développement du secteur.
Lors d’une prise de parole, son directeur général, Toiwilou Mze Hamadi, a exprimé la reconnaissance de son institution envers le chef de l’Etat comorien pour sa “participation active” aux traditionnelles conférences organisées durant le mois sacré de ramadhwani dans le cadre des “Mercredis du Cndrs”. Intervenant lors de ces rencontres, le président Azali Assoumani avait régulièrement encouragé la recherche scientifique en appelant, notamment, le Cndrs et l’Université des Comores (Udc) à prendre le secteur à bras le corps.

Structurer un véritable“écosystème scientifique”

Selon le plus haut responsable de la plus grande institution de recherche des Comores, la présence du Chef de l’État à ces rencontres intellectuelles constitue un “signal fort en faveur de la promotion du savoir, du débat d’idées et de la recherche scientifique nationale” et “témoigne” d’une “reconnaissance institutionnelle du rôle stratégique” de la science dans le développement et représente un “encouragement majeur” pour la communauté académique comorienne.Au-delà de cette reconnaissance, le Cndrs entend poursuivre la structuration d’un “écosystème de recherche” plus performant, capable de répondre aux défis contemporains liés au développement, à l’innovation et au rayonnement international des Comores.
Toutefois, l’institution est, actuellement, confrontée à des contraintes structurelles importantes, notamment en matière d’infrastructures adaptées et de ressources financières.

Dans cette perspective, le Centre plaide pour la construction d’une “infrastructure multifonctionnelle dédiée à la recherche scientifique”. Cet espace aurait vocation à accueillir colloques, formations, séminaires et rencontres scientifiques internationales, tout en favorisant la diffusion des connaissances auprès du grand public. Un projet qui permettrait, selon la direction du Cndrs, de renforcer la visibilité des chercheurs comoriens et d’inscrire davantage la production scientifique nationale dans les dynamiques régionales et internationales.Le Cndrs attire, par ailleurs, l’attention sur la situation jugée “préoccupante” du financement de la recherche scientifique. La “mise en retrait” actuelle de la ligne budgétaire consacrée à ce secteur stratégique fragilise la continuité des activités scientifiques et ralentit les initiatives engagées. Aussi, l’institution appelle au rétablissement et à la pérennisation d’un financement stable et structuré.Ce serait, selon Toiwilou Mze Hamadi, la “condition indispensable” pour soutenir la production scientifique, encourager les vocations chez les jeunes chercheurs et favoriser l’émergence de projets innovants capables d’accompagner les politiques de développement national.