Le Cndrs représente les Comores à ce rendez-vous alternant conférences spécialisées, ateliers pratiques et visites d’étude
Durant quatorze jours, experts, chercheurs et responsables culturels venus de plusieurs pays francophones d’Afrique croisent leurs expériences, en République populaire de Chine, autour de la sauvegarde et du développement du Patrimoine culturel immatériel (Pci). Depuis le 12 mai, le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) prend part à ce séminaire organisé par l’Académie centrale de la culture et du tourisme à Pékin, la capitale chinoise. Les travaux, qui alternent conférences spécialisées, ateliers pratiques et visites d’étude doivent se poursuivre jusqu’au 25 mai.
Le séminaire réunit des experts chinois, français et africains autour des nouvelles approches de préservation des traditions vivantes. Documentation scientifique, gestion communautaire du patrimoine, transmission intergénérationnelle et promotion culturelle figurent au cœur des discussions. Au fil des sessions thématiques, les participants explorent, également, les dimensions législatives, institutionnelles et technologiques liées à la sauvegarde du Pci.
L’accent est mis, particulièrement, sur les outils numériques allant de la cartographie des pratiques culturelles, à l’archivage digital des savoir-faire traditionnels et aux stratégies de valorisation touristique durable.
Méthodologies innoventes, collaborations scientifiques durables, etc.
Pour l’institution comorienne, sa participation à ce rendez-vous revêtirait une portée stratégique : “c’est une opportunité unique de renforcer nos capacités institutionnelles et techniques en matière de protection et de valorisation du Patrimoine culturel immatériel national”, est convaincu son directeur général, Dr Toiwilou Mze Hamadi. Selon lui, le séminaire permet non seulement d’accéder à des méthodologies innovantes développées en Chine, mais aussi d’établir des collaborations scientifiques durables avec des institutions culturelles de référence.
Par ailleurs, il s’agit d’un espace privilégié pour partager les expériences africaines réussies et bénéficier d’un véritable transfert de compétences, notamment dans l’organisation d’activités éducatives et communautaires : “Au-delà de la dimension scientifique, la participation comorienne s’inscrit dans une dynamique de diplomatie culturelle renforcée entre l’Union des Comores et la Chine et contribuant à accroître la visibilité internationale du patrimoine national tout en soutenant les objectifs de développement durable fondés sur la valorisation des ressources culturelles locales”, devait conclure le haut responsable.
Les participants ont, également, visité plusieurs sites emblématiques, dont la Grande Muraille de Chine et le Temple du Ciel. Une illustration concrète de l’articulation entre conservation patrimoniale, tourisme culturel et développement économique. A travers ce séminaire, une conviction se dessine : le patrimoine culturel immatériel n’est plus seulement une mémoire du passé, mais un levier stratégique pour l’avenir des sociétés.
Entre apprentissage, coopération internationale et diplomatie culturelle, la participation du Cndrs à Pékin témoigne, ainsi, d’une volonté d’inscrire le patrimoine comorien dans les dynamiques mondiales de préservation des cultures vivantes.
Echanges enrichissants
Pour les représentants du Cndrs présents à Pékin, l’expérience dépasse le cadre académique. Il aura permis de “découvrir des éléments majeurs du patrimoine culturel immatériel chinois et de comprendre les stratégies de sauvegarde développées selon le modèle chinois”, explique le membre du département du patrimoine au Cndrs,
Daniel Ali Bacar, avant de soutenir que les échanges avec les délégations du Cameroun, du Gabon, de la Guinée, de la Rdc ou encore du Maroc ont offert une lecture comparative des politiques culturelles africaines.
Une immersion qui permet d’élargir les perspectives sur la diversité des traditions coutumières et les mécanismes de leur transmission.

