Le bureau du centre national de documentationet de recherche scientifique (Cndrs) avec des représentants de l’Ong Cap d’Afrique a annoncé la création et la mise en ligne d’une application au service du patrimoine culturel et féminin.
Le directeur général du Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs), en partenariat avec des représentants de l’Ong Cap d’Afrique et du bureau de l’Agence française de développement (Afd), a lancé ce mardi 2 juin à Mitsudje, l’application du projet «voix de la lune femmes, savoirs et héritages». Cet évènement entre dans le cadre de la valorisation des savoirs liés au développement du patrimoine culturel et intergénérationnelle à travers une plateforme numérique cycle 2.
«Cette application constitue bien plus qu’un simple outil, elle représente une passerelle et gardien de la préservation du patrimoine à travers le récit, le savoir faire pratiques sociales, les expressions naturelles. Autrement, elle constitue la consécration de notre patrimoine cultuel et encore plus significatif car elle a été conçue grâce aux efforts des 15 jeunes femmes ayant participé à la formation ces dernières semaines et qui sont à l’origine d’un tel achèvement.
Je tiens particulièrement à les féliciter et à les encourager de toujours œuvrer à la conservation des valeurs culturelles afin de les faire perdurer mais aussi inspirer d’autres générations à l’avenir», a déclaré le directeur général du Cndrs, Toiwilou Mze Hamadi. Pour sa part, la représentante de l’Ong Cap, Binti Mohamed, a indiqué que cette application montre à quel point les efforts de la femme peuvent être courronés de succés et récompensés.
«Voix de la lune, femmes de savoirs et héritages est une œuvre numérique interactive mise en œuvre par l’Ong Cap d’Afrique, en partenariat avec le Cndrs, et soutenue par la commission de l’Océan indien, dans le cadre de son projet d’industrie culturelle et créative mais également de l’Afd. Le savoir, le rituel de grand mariage, les danses culturelles comme les biyaya, les chansons cérémoniales, les broderies sont en danger et risque de disparaitre. Raison pour laquelle, on a eu l’idée de créer cette plateforme pour pouvoir sauvegarder l’ensemble de ce patrimoine et favoriser l’accessibilité de tous», a-t-elle expliqué.
Sauvegarder le patrimoine culturel comorien
De son côté, le conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France, Samuel Pasquier, a rappelé que l’initiative, portée et concrétisée par ces jeunes femmes, est un geste symbolique. «Tout d’abord, je tiens à rendre hommage à la jeune Naicha, une jeune femme qui incarne le symbole de la créativité, de l’innovation et qui a disparue dans des circonstances atroces.
C’est un projet concret, avec des objectifs précis, à savoir le transfert de savoir culturel, des rituels et les objets culturels. Toutes ces pratiques ont mérité d’être mise en valeurs et sauvegardées, surtout face à la menace de disparition, mais aussi des aléas négatifs de la modernité», a-t-il souligné.


