L’objectif de ce nouveau rendez-vous est de constituer un fonds pour l’ouverture prochaine d’un centre de formation professionnelle ouverte aux femmes
L’association Solidarité femmes actions (Sfa) de Mtsamdu ya Ndzuani a organisé, samedi au gymnase de Misiri, la deuxième édition de sa journée culturelle. L’événement a réuni des dizaines d’acteurs autour de prestations de tari, haki et twarab, ainsi que de stands d’exposition et des cérémonies d’hommages. L’objectif de l’événement c’est d’aider, notamment, de soutenir l’ouverture d’un centre de formation professionnelle pour les femmes.
Cette deuxième édition a placé la femme et la tradition au cœur des activités. Plusieurs associations venues de la capitale insulaire et de la ville de Wani ont présenté des prestations de tari, tandis qu’une simulation du haki a permis de reproduire différentes étapes d’un mariage traditionnel. De même, l’orchestre Mahabuba El-Watwane a assuré une prestation de twarabu.
Une dizaine de femmes et d’associations ont par ailleurs reçu des trophées en reconnaissance à leurs actions. Parmi les personnes distinguées figurent Bweni Ankiba, pour son engagement dans l’éducation coranique, et Chamsia Adinane, pour sa lutte contre les dépenses onéreuses lors des mariages. L’association Afam a été honorée, pour sa part, pour son engagement contre l’insalubrité publique.
Plusieurs objectifs
Dans une dizaine de stands ont été exposés de produits cosmétiques, de la pâtisserie et de la parfumerie. Pour les organisatrices, cette dimension permet aussi de mettre en valeur les activités et le savoir-faire des femmes.La secrétaire générale de Sfa, Taouhidat Halidi, explique que cette journée répondait à plusieurs objectifs : «Nous sommes une association engagée dans l’épanouissement et les droits de la femme, ainsi que dans son insertion dans le monde du travail. Pour cette deuxième édition, notre objectif est de constituer un fonds pour l’ouverture prochaine d’un centre de formation professionnelle destiné aux femmes», a-t-elle déclaré.
Au-delà, l’association souhaite, également, contribuer à la valorisation du patrimoine culturel : «Cette journée est aussi une occasion de faire redécouvrir la culture de notre pays, à travers la musique, les vêtements et les traditions. Nous sommes très satisfaites de l’événement. Le public a répondu présent et nous avons pu lui faire découvrir de nombreuses choses. Nous espérons faire encore mieux lors des prochaines éditions, avec une plus grande diversité culturelle», devait-elle conclure.
Invitée à l’événement, Yousra Farid Mahafidhou a salué, pour sa part, une initiative qui contribue à renforcer la place des femmes dans la société : «C’est une bonne initiative, car l’association met en valeur la place et le rôle des femmes comoriennes dans la société. Cela permet également de redécouvrir nos costumes et nos anciennes traditions, ces belles valeurs qui font partie de notre identité. C’est une manière de transmettre notre culture aux jeunes et de montrer qu’on peut être fiers de nos traditions en les faisant vivre. Ma motivation est avant tout de participer à une activité solidaire envers les femmes. L’événement de l’année dernière m’avait beaucoup marquée et je ne regrette pas d’y avoir participé. Nous avons passé de très bons moments et les différentes étapes et traditions du mariage comorien ont été bien mises en valeur», a-t-elle insisté.Du côté des visiteurs, la diversité des prestations a également suscité de l’intérêt. Fazdat Anli Oicheikh s’est réjouie d’avoir découvert plusieurs aspects de la culture comorienne. Elle a estimé, également, que les femmes gagnent progressivement du terrain dans plusieurs domaines.
Intérêts et découvertes
«Lors de l’événement, j’ai pu découvrir des chants et des danses que je ne connaissais pas. Cette journée montre la place de la femme dans notre société. Aujourd’hui, nous participons au développement du pays et nous sommes en première ligne dans de nombreux secteurs. La femme gagne du terrain dans l’entreprenariat, dans les domaines techniques, etc. Ce genre d’événement me donne encore plus de courage. Je souhaite remercier et féliciter l’association pour cette initiative», a-t-elle indiqué.
Afam, l’une des associations distinguées, a accueilli, par la voie de sa présidente, cette reconnaissance avec émotions. Hadidjat Abdou Said s’en est réjouie : «C’est une chose encourageante d’être reconnues par une association qui travaille, elle aussi, pour le bien-être des femmes. Nous sommes très contentes et nous prions pour que nos engagements perdurent», a-t-elle souhaité.


