Dans cette œuvre parue chez Hello édition, Abdallah Zaki livre sa réflexion sur la place de l’«étranger» dans la société française
Dans son ouvrage d’une cinquantaine de pages intitulé «l’Étranger – La France, notre devoir de respect», l’auteur, Abdallah Zaki, s’appuie sur son expérience en France pour apporter sa réflexion au débat sur l’ «intégration» et le «vivre-ensemble», et ce que représente, pour lui, le fait de vivre dans un pays étranger, mais aussi les rapports entre celui qui arrive et la société qui l’accueille. Né en 1982 à Mitsamihuli au nord de Ngazija et diplômé en gestion locative dans l’immobilier, Abdallah Zaki vit en France depuis 2022, où il a suivi plusieurs formations. Il dit avoir «progressivement» découvert au fil de ses expériences, les institutions, les valeurs et les règles qui organisent la société, précisant que c’est cette expérience qui a inspiré son ouvrage.
Dans cette œuvre parue le 26 mars à Paris, il estime que l’intégration ne peut pas être réduite aux droits dont bénéficie l’étranger ou aux démarches administratives. Elle implique, selon lui, des devoirs et une participation à la vie collective : «l’intégration ne peut pas reposer uniquement sur ce que la France doit à ceux qu’elle accueille, mais celui qui choisit d’y vivre doit également comprendre les règles du pays, respecter les autres et contribuer à la société». Une réflexion qui s’accompagne d’un regard sur l’histoire coloniale. Abdallah Zaki considère que le passé entre la France et les populations issues de son ancien empire doit être connu et assumé tout en refusant d’en faire une raison permanente de confrontation.
Pour lui, cependant, «s’intégrer» ne signifie pas renoncer à ses origines et un étranger peut conserver sa culture, son histoire et sa mémoire tout en partageant les principes nécessaires à la vie commune : «comprendre le passé doit nous permettre de construire des relations plus apaisées». Il défend, ainsi, une conception de l’ «intégration» fondée sur une responsabilité partagée puisque la société d’accueil doit permettre à «l’étranger» de trouver sa place et respecter sa dignité. Enfin, il souhaite, surtout, «ouvrir entre ceux qui sont nés en France et ceux qui y sont arrivés, un dialogue qui, selon lui, doit permettre de parler d’histoire, de culture et d’intégration sans opposer les uns aux autres.


