À Fomboni, une foire consacrée à l’économie bleue a réuni coopératives féminines, jeunes entrepreneurs et acteurs institutionnels autour de la valorisation durable des ressources marines de Mwali.
Le projet Resea, consacré aux paysages marins et à leurs enjeux pour les populations, le climat et la nature, a organisé, avec l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anpi), une foire consacrée à l’économie bleue à Fomboni, à Mwali. L’événement s’est déroulé les lundi 7 et mardi 8 septembre, avec la participation du gouvernorat de l’île, du ministère de l’Environnement, de jeunes entrepreneurs et de plusieurs acteurs du secteur privé.
Financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par Mission Inclusion et l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), le projet Resea bénéficie également de l’appui de l’Anpi. La rencontre visait notamment à présenter des initiatives locales, à promouvoir l’entrepreneuriat communautaire et à encourager la valorisation durable des ressources marines. Selon Mohamed Housseini Madi, directeur général adjoint de l’Anpi, l’événement devait notamment contribuer au renforcement des capacités des jeunes en matière de création de valeur ajoutée et au développement d’une économie bleue durable à Mwali.
Quatre coopératives féminines, issues de Nyumachoi, dans la région de Mlédjélé, de Wanani et Itsamia, dans la région de Djando, ainsi que de Mbatsé, à Dewa, ont exposé leurs produits. Ces groupements ont bénéficié d’un accompagnement dans les techniques de transformation et de valorisation des produits halieutiques, notamment le séchage, le salage et le fumage.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Tourisme, Abdourahamane Ali Mroivili, a salué l’implication de l’Anpi, de Mission Inclusion, de l’Uicn, de la Plateforme Femmes, Développement durable et Sécurité alimentaire, ainsi que celle des coopératives, entreprises et communautés ayant participé à l’organisation de la foire. Il a estimé que cette initiative s’inscrivait dans les orientations du Plan Comores émergent 2030, en mettant l’accent sur un développement «durable et inclusif».
Le responsable a également souligné le potentiel des activités liées aux ressources marines à Mwali, citant notamment les poulpes séchés de Nyumachoi et les poissons fumés produits par les coopératives de Wanani, Itsamia et Mbatsé. Selon lui, certaines de ces organisations ont commencé à générer des revenus pour leurs membres et à investir dans leurs propres infrastructures. Il a ainsi appelé à renforcer les débouchés commerciaux et l’accompagnement financier des coopératives.
Abdourahamane Ali Mroivili a enfin rappelé l’importance du patrimoine naturel de Mwali, où se trouve le premier parc national du pays et dont l’ensemble de l’île est reconnu par l’Unesco comme réserve de biosphère. Pour lui, la protection de cet environnement doit également s’accompagner d’investissements permettant aux populations de tirer durablement profit des ressources naturelles.



