Une mission d’évaluation du mécanisme régional de riposte aux catastrophes naturelle s’est montrée optimiste quant à la capacité du pays à réussir sa stratégie propre en la matière et à s’aligner efficacement aux conditionnalités fixées pour mieux gérer les ressources allouées au programme.

 

La Banque mondiale a fait part de sa satisfaction de la gestion des fonds dédiés à l’Union des Comores visant à mettre en œuvre son plan national de riposte aux catastrophes naturelles. C’est ce qui ressort d’une rencontre qui a eu lieu hier jeudi 22 janvier au ministère des Finances entre l’argentier du pays  Ibrahim Mohamed Abdourazakou et le représentant résident de l’institution de Bretton Woods aux Comores, Boubacar Sid Barry. La délégation de la Banque mondiale a été reçue, dans le cadre d’une évaluation formelle, pour s’imprégner de l’état d’avancement du Programme régional de réponse aux situations d’urgence et pour une résilience inclusive (REPAIR) d’un montant global d’un milliard de dollars décaissé par l’Association internationale de développement (Aid), une filiale de l’institution et qui vise à accompagner les pays exposés aux risques de catastrophes naturelles à mieux faire face à ces phénomènes. La vulnérabilité des îles a beaucoup pesé dans la mobilisation de ce fonds, selon un participant à cette rencontre.


Une enveloppe de  «dix millions de dollars» a été ainsi allouée à l’Union des Comores depuis 2024. «La Banque mondiale s’est déclarée satisfaite de la gestion et de la traçabilité des ressources décaissées. Le programme REPAIR apparaît ainsi comme un outil stratégique pour renforcer la résilience des Comores face aux aléas climatiques, dans un contexte régional marqué par la recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes», a souligné le ministère des Finances, dans une communication livrée à la presse.

Les mécanismes  de décaissement de fonds

La délégation de la Banque mondiale a rassuré la partie comorienne quant à la détermination de l’institution d’accorder une oreille attentive à l’Union des Comores en cas de situation d’urgence en facilitant tous les mécanismes de décaissement des fonds. «Selon les mécanismes en vigueur, jusqu’à 10 % des financements de chaque projet de la Banque mondiale peuvent être mobilisés rapidement en cas de situation d’urgence», a ajouté le ministère des Finances qui ajoute que «ce programme vise à permettre à l’État comorien de disposer de ressources financières immédiates afin de faire face aux catastrophes naturelles» et que «le mécanisme, de nature automatique et placé sous la coordination de la Sécurité civile, a déjà été activé lors du passage du  cyclone Chido qui avait causé d’importants dégâts dans plusieurs régions du pays».Les Comores disposent déjà de nombreux plans et programmes de riposte aux catastrophes naturelles. Un forum national avait mobilisé, il y a quelques jours, le chef de l’Etat, Azali Assoumani, et les différents acteurs impliqués à la riposte des phénomènes et autres risques de catastrophes avec, en toile de fond, de dégager une approche commune et des plans harmonisés en cas de situation d’urgence.


«À l’approche de la saison cyclonique dans l’océan Indien, la mission a accordé une attention particulière à la capacité opérationnelle du dispositif ainsi qu’au respect des procédures de décaissement. Les échanges ont également porté sur l’audit des fonds mobilisés au cours des années précédentes pour répondre aux situations d’urgence», a rappelé le ministère des Finances dans sa communication, félicitant la Banque mondiale «pour son accompagnement constant» en faveur de la résilience climatique du pays. L’institution est, par ailleurs, aujourd’hui en tête des bailleurs internationaux très actifs en termes de volume d’aide avec de nombreux projets en cours dans presque tous les secteurs de développement.