Selon le FMI, l’économie comorienne a montré «des signes de résilience». La croissance est estimée à 3,8 % en 2025 et devrait atteindre 4,1 % en 2026. Parallèlement, l’inflation a nettement reculé, passant de 7,3 % en mars 2025 à 1,9 % en octobre. La situation extérieure «reste également stable», avec «un déficit courant maîtrisé autour de 3 % du Pib et des réserves internationales couvrant plus de huit mois d’importations».
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) vient d’achever la cinquième revue de l’accord conclu avec les Comores dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (Fec), tout en finalisant les consultations de 2025 au titre de l’article IV. Cette décision ouvre la voie à un décaissement immédiat de 3,56 millions de Dts, soit environ 4,92 millions de dollars américains. Ce nouveau financement porte à près de 28,62 millions de Dts, le total des fonds déjà décaissés depuis l’approbation de l’accord en juin 2023, dont le montant global s’élève à environ 32,04 millions de Dts. Malgré certains retards observés en 2025, les performances du programme sont jugées «globalement satisfaisantes».
Des réformes en cours pour donner un souffle à l’économie
Selon le Fmi, l’économie comorienne a montré «des signes de résilience». La croissance est estimée à 3,8 % en 2025 et devrait atteindre 4,1 % en 2026, portée notamment par l’investissement public et une reprise progressive du crédit. Parallèlement, l’inflation a nettement reculé, passant de 7,3 % en mars 2025 à 1,9 % en octobre. La situation extérieure «reste également stable», avec «un déficit courant maîtrisé autour de 3 % du Pib et des réserves internationales couvrant plus de huit mois d’importations». Le programme soutenu par la Fec vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à réduire les fragilités structurelles du pays. Parmi les priorités figurent : l’augmentation des recettes intérieures via des réformes fiscales et douanières ; la consolidation du secteur financier, notamment à travers la restructuration de la banque postale publique ; l’amélioration de la gouvernance et de la transparence des finances publiques.
«Malgré des dérapages budgétaires au premier semestre 2025, les autorités ont adopté des mesures correctives jugées crédibles par le Fmi, permettant de rétablir la trajectoire de consolidation», souligne le communiqué publié à l’occasion. Dans sa déclaration, Nigel Clarke, directeur général adjoint du Fmi, a salué « les progrès accomplis tout en appelant à maintenir l’élan des réformes. Il a souligné que la poursuite d’une politique budgétaire prudente, associée à des réformes structurelles soutenues, sera essentielle pour renforcer la résilience économique et favoriser une croissance inclusive».Le Fmi insiste également sur l’importance de «renforcer la supervision du secteur financier, d’améliorer la gestion de la dette publique et de poursuivre les efforts en matière de lutte contre la corruption».
Malgré les avancées, les risques restent élevés. «La fragilité économique, les incertitudes mondiales et les niveaux persistants de pauvreté et d’insécurité alimentaire exigent des efforts continus», explique-t-on du côté du Fmi où on appelle notamment à «renforcer la protection sociale, notamment via une réforme des retraites ; améliorer le climat des affaires ; mieux faire face aux impacts du changement climatique». La prochaine consultation au titre de l’article IV est prévue conformément au calendrier habituel de l’institution de Breton Woods.A noter que si les perspectives économiques des Comores sont jugées encourageantes, leur concrétisation dépendra de la capacité des autorités à maintenir le cap des réformes et à consolider les acquis récents.





