Réunis à Moroni autour de la question de la dette publique, responsables et partenaires ont été sensibilisés aux enjeux d’une gestion rigoureuse de l’endettement, considérée comme un levier de développement durable.
Le Secrétaire général du ministère des Finances, Dhoihirdine Ahamada Bacar, a officiellement ouvert, hier mercredi 29 juillet à l’hôtel Itsandra, un atelier de sensibilisation consacré à la situation de la dette publique de l’Union des Comores. Devant les directeurs généraux, les partenaires techniques et financiers, les cadres de l’administration et plusieurs invités, il a insisté sur la nécessité d’une gestion prudente, transparente et stratégique de l’endettement public.
Dans son allocution, le Secrétaire général a rappelé que la dette publique ne constitue ni une fatalité ni un tabou, mais un instrument de développement lorsqu’elle est contractée de manière responsable et orientée vers des investissements productifs. Selon lui, les emprunts doivent permettre de financer des infrastructures essentielles telles que les routes, les hôpitaux, les écoles, ainsi que la création d’emplois au bénéfice de la jeunesse.
Un véritable levier
En revanche, il a averti qu’une dette mal maîtrisée peut devenir un lourd fardeau pour les générations futures, réduire les marges de manœuvre budgétaires de l’État et compromettre la souveraineté économique du pays. Le Secrétaire général a souligné que le gouvernement comorien a fait de la transparence et de la gestion prudente de la dette une priorité, sous l’impulsion du président de la République Azali Assoumani. «Cette orientation vise à garantir la soutenabilité des finances publiques et à assurer que les ressources empruntées contribuent effectivement au développement national», a-t-il avancé. Dhoihirdine Ahamada Bacar a également appelé à promouvoir une véritable culture de responsabilité financière, estimant qu’emprunter pour financer la consommation revient à compromettre l’avenir, tandis qu’investir dans les secteurs productifs, le numérique, l’énergie et le capital humain constitue un choix stratégique pour préparer le développement du pays.
Il a salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international (Fmi), la Banque mondiale et les autres institutions qui appuient le renforcement des capacités de la Direction générale du trésor et de la dette publique.
Reconnaissant les nombreux défis auxquels le pays est confronté, notamment les effets du changement climatique, la volatilité des prix et les besoins importants en infrastructures, le secrétaire général s’est toutefois montré confiant. Il a estimé qu’avec davantage de discipline, de transparence et de dialogue, la dette publique peut demeurer soutenable et devenir un véritable levier pour l’émergence des Comores.




