Le ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire a clôturé un atelier de formation de cinq jours consacré à la mobilisation des ressources. Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les capacités des acteurs publics en matière de recherche, de gestion et de mobilisation des financements nécessaires au développement des Comores.
À l’issue de cette formation, le directeur de la Coopération financière internationale (Dcfi), Saandi Mougnidaho, a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte où les ressources destinées au pays sont réparties entre différents bailleurs, départements ministériels et structures publiques. «Cette formation est nécessaire pour la mobilisation des fonds», a-t-il expliqué, estimant qu’elle doit permettre aux responsables concernés d’avoir une vision globale du portefeuille des bailleurs et des différentes enveloppes disponibles pour les Comores.
Selon le patron de la dcfi, l’objectif est notamment d’outiller les utilisateurs de la plateforme dédiée à la mobilisation des fonds afin de permettre aux décideurs publics de disposer d’une meilleure lecture de l’ensemble des financements mobilisables dans le pays. A l’en croire, la formation s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la maîtrise de l’endettement public et le recours à des mécanismes de financement innovants. «Parce que ce sont des financements qui ne sont pas couteux qui sont au titre de compassassions des Etats», a-t-il indiqué, soulignant qu’ils sont par ailleurs, différent aux financements classiques qui étaient, à l’en croire un fourretout, compliquant même la vision et la lecture de la stratégie nationale.
Saandi Mougnidaho a notamment insisté sur l’évolution des modes de financement du développement. Il a expliqué que les financements innovants permettent de cibler des secteurs prioritaires tels que l’environnement, la santé ou encore l’éducation entre autres.
Des connaissances allant de l’aide budgétaire aux fonds fiduciaires
Pour lui, cette approche ciblée facilite la lecture des priorités nationales et permet de mieux aligner les ressources disponibles sur les objectifs de développement du pays. «Plus nous avons ces informations, plus nous faisons la compilation. Et à force de faire de la compilation, on fait une stratégie et on a une vue globale pour les décideurs pour financer le Plan Comores Émergent», a-t-il résumé.Durant les cinq jours de formation, les participants ont été initiés à plusieurs thématiques liées à l’aide au développement et aux différents instruments de financement. Les échanges ont notamment porté sur les différentes catégories d’aide, dont l’aide budgétaire, les prêts et les fonds fiduciaires, ainsi que sur les mécanismes permettant de mieux identifier et mobiliser les ressources extérieures.
Pour le chef de la Dcfi, cette démarche répond à la nécessité d’instaurer «une culture commune et une discipline appropriée en matière de mobilisation des ressources, dans un environnement où interviennent des acteurs issus d’horizons et de structures différents». Selon lui, la formation s’est déroulée de manière séquencée, avec plusieurs thématiques permettant aux participants de mieux comprendre les instruments de financement et leur utilisation dans le cadre des priorités nationales.
Présidant la cérémonie de clôture, le Secrétaire général du ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire, Dhoihirdine Ahamada Bacar, s’est déclaré satisfait des résultats de l’atelier. «Je suis persuadé déjà que cet atelier a globalement atteint les résultats qui lui sont assignés», a-t-il déclaré, tout en soulignant que cette formation constitue «le début d’un nouveau départ», au regard des nombreuses recommandations formulées par les participants.
Au nom du ministre des Finances, le Secrétaire général a adressé ses remerciements aux bénéficiaires de la formation et les a exhortés à faire bon usage des connaissances acquises durant ces cinq jours. Il a également appelé à assurer la continuité de cette dynamique. «Nous sommes donc conviés à ne pas nous limiter en si bon chemin. C’est pour cela que pour ma part, je prie le directeur de la Coopération financière internationale de voir avec le Coordonnateur de la subvention UE à la Dcfi et le chef de l’Assistance technique pour que l’expérience de ces 5 jours soit prise en compte pour la continuité dans le cadre de la prochaine Facilité de coopération», a-t-il fait savoir.
Dhoihirdine Ahamada Bacar a rappelé que ce type d’exercice participe à la concrétisation de l’ambition d’émergence portée par le président de la République, Azali Assoumani, au bénéfice du développement des Comores et de leurs populations. Il a enfin renouvelé ses remerciements au formateur et aux organisateurs avant de déclarer clos les travaux de cet atelier.





