Réunissant notamment des représentants du Gouvernement, de la Banque centrale, de l’Assemblée nationale, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que d’autres structures concernées, le Comité de surveillance était l’occasion de renforcer la coordination entre les différents acteurs du financement du développement.
Le ministre des Finances, Moussa Abderemane a présidé ce jeudi 24 septembre la deuxième session du Comité de surveillance du Cadre national de financement intégré (Cnfi), consacrée à l’examen de l’état d’avancement des réformes engagées pour renforcer le financement du développement et soutenir la mise en œuvre du Plan Comores Émergent (Pce). Cette session intervient après l’adoption, en avril 2023, de la Stratégie nationale de financement du développement par le Comité de surveillance.
Elle constitue une nouvelle étape dans le suivi des réformes et dans la recherche de solutions permettant de mobiliser davantage de ressources en faveur des priorités nationales. Mis en place autour des acteurs du financement du développement, le Cnfi vise à créer un cadre de concertation et de coordination entre les différentes parties prenantes. Il doit notamment contribuer à assurer les conditions nécessaires à la mise en œuvre du Pce ainsi qu’à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).
Dans son discours d’ouverture, le président du Comité a souligné l’importance de cette deuxième session, qui doit permettre de mesurer les progrès accomplis depuis la précédente rencontre et d’identifier les mesures encore nécessaires à la réalisation des objectifs fixés. Les discussions ont notamment porté sur les réformes en cours et sur les moyens de renforcer leur opérationnalisation.
Alors que le Plan Comores Émergent entre dans sa dernière phase de mise en œuvre, les autorités souhaitent tirer les enseignements des réformes déjà engagées afin de mieux organiser cette nouvelle étape. Au niveau du Commissariat général au Plan et sous la coordination du Secrétariat général du Gouvernement, Moussa Abderemane a expliqué que des efforts sont notamment engagés pour préparer un nouveau plan de mise en œuvre du Pce, soutenu par des plans stratégiques dans les différents ministères.Un appel à renforcer les partenariats
La mobilisation des ressources demeure au cœur des préoccupations du Comité. Les autorités estiment nécessaire d’accélérer les efforts afin de financer les derniers outils d’opérationnalisation du Pce et de rendre plus visible l’émergence du pays.Dans son intervention, le président du Comité a également salué l’appui des partenaires au développement, notamment l’Union européenne et le Pnud qui ont contribué aux travaux préparatoires de la présente revue. Il a toutefois appelé à un accompagnement accru, compte tenu des besoins liés à la dernière phase de mise en œuvre du Pce.
« La dernière phase de mise en œuvre du Pce requiert de nous des efforts plus intenses », a-t-il insisté. Cette mobilisation intervient dans un contexte international marqué par plusieurs crises successives ayant des répercussions sur les économies nationales. Pour les responsables du Cnfi, ces contraintes rendent d’autant plus nécessaire une coordination renforcée des acteurs et une diversification des mécanismes de financement du développement.
La session du Comité a également permis aux participants d’examiner la situation des quatre axes de financement retenus dans le cadre de la Stratégie nationale de financement du développement. L’objectif est de disposer d’une lecture commune des avancées, des difficultés rencontrées et des ressources disponibles, afin de prendre des décisions permettant de progresser dans le financement du Pce.



