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Gestion des finances publiques I Les défis budgétaires à relever pour garantir son efficacité

Gestion des finances publiques I Les défis budgétaires à relever pour garantir son efficacité

Économie | -   Mhoudini Yahaya

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Le rapport montre que notre système de gestion des finances publiques n’offre pas une efficacité dans la mise en œuvre des politiques gouvernementales. Cependant, selon Mze Aboudou Mohamed Chanfiou, d’importantes réformes structurantes sont en cours dans le pays et au sein du ministère des Finances, dans le but d’améliorer les recettes intérieures, d’optimiser les dépenses, de garantir la bonne gouvernance et la rentabilité des entreprises publiques.

 

Un atelier de restitution des travaux du rapport de la première revue des dépenses publiques de l’Union des Comores de 2022 s’est tenu vendredi dernier à l’hôtel Retaj de Moroni. Avec pour thème « Relever les déficits budgétaires pour réaliser une croissance inclusive », cette réunion a eu lieu dans le contexte actuel marqué par une succession de chocs affectant l’économie mondiale, ce qui a naturellement un impact sur les agrégats macroéconomiques nationaux.
Ce rendez-vous entre la Banque mondiale et le ministère des Finances a été l’occasion de partager les multiples défis que le pays doit relever en matière de finances publiques.

Comme l’indique le résumé exécutif du rapport, « la revue des dépenses publiques vise à analyser les éléments fondamentaux de la politique budgétaire et de sa mise en œuvre, dans le but d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques et de créer un espace budgétaire, avec pour objectifs à long terme de soutenir la prestation des services publics, d’assurer la viabilité budgétaire et d’atteindre une croissance inclusive ».Selon la dernière analyse de viabilité de la dette du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque mondiale, la dette publique des Comores reste viable, mais le risque global de surendettement est passé de « modéré » à « élevé ». Ce changement reflète principalement l’augmentation des obligations liées au service de la dette, dues à deux importants prêts non concessionnels à courte échéance contractés récemment. «Je tiens à souligner que le rapport montre que notre système de gestion des finances publiques n’offre pas une efficacité dans la mise en œuvre des politiques gouvernementales », a informé le ministre des Finances.

Des réformes structurantes en cours

Mze Aboudou Mohamed Chanfiou fait savoir que les défis budgétaires à relever pour garantir son efficacité reposent sur la mobilisation des recettes intérieures, afin de réduire la forte dépendance extérieure, l’optimisation de la dépense publique pour améliorer la prestation des services publics, la maîtrise des risques budgétaires des entreprises publiques en améliorant leur performance, et une meilleure gestion de la dette pour contenir le risque de surendettement.
«Dans cet objectif, d’importantes réformes structurantes sont en cours dans le pays et au sein du ministère des Finances, visant à améliorer les recettes intérieures, à optimiser les dépenses, à garantir la bonne gouvernance et la rentabilité des entreprises publiques », a déclaré le ministre.


Pour le représentant résident de la Banque mondiale, la revue des dépenses publiques donnera au gouvernement plus d’instruments pour une mise en œuvre effective du plan de relance économique 2022-2026 adopté en décembre 2022. « Le gouvernement a commencé à mettre en œuvre les recommandations de ce rapport dans le cadre du programme de réformes soutenu par la Banque mondiale, dont le premier financement a été approuvé le 29 septembre dernier, ainsi que dans le cadre des réformes soutenues par le Fmi », s’est réjoui Sidiki Boubacar Walbani.

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