Satisfait et évoquant « une journée réussie», le patron de la Caisse nationale de solidarité et prévoyance sociale (Cnsps) a salué «les efforts consentis ces derniers temps» visant à redonner l’institution ses lettres de noblesse. Ali Mlipva Youssouf parle «d’une confiance retrouvée» et une capacité de la caisse à faire face encore davantage à ses missions de protection sociale des employés.

 

Le ministre premier, assurant l’intérim du président de la République, Dr Aboubacar Said Anli, a présidé hier à l’hôtel Le Retaj, la cérémonie d’ouverture des deux jours d’échanges consacrée à l’avenir de la Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale (Cnsps). Le thème de la première édition est «la promotion des relations entre la Cnsps et ses usagers, un levier du développement socio-économique aux Comores». 


Plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement, des partenaires extérieurs, des employeurs étrangers agissant aux Comores, des membres de la Cipres y ont pris part. Le ministre premier a fait part de la disponibilité du gouvernement à appuyer la Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale (Cnsps) pour mieux protéger les travailleurs et travailleuses. «Le gouvernement s’engage à promouvoir et à équiper l’ensemble des Comoriens dont la jeunesse.

 Il s’engage également à renforcer les conditions des travailleurs et la prise en charge des victimes des accidents du travail», a-t-il déclaré. Au nom du gouvernement, le ministre premier a salué la présence des amis et représentants des caisses partenaires africaines qui ont honoré cette première édition de la Cnsps. 

Le mieux-être social

«Créée en 1956, la Cnsps figure parmi les anciennes institutions de notre pays. Elle a certes traversé des moments difficiles mais a quand même réussi à relever ses défis et marqué la vie de nos citoyens, en particulier les travailleurs», a souligné le ministre premier, saluant «le courage du personnel de la caisse». Dr Aboubacar Said Anli a réitéré la reconnaissance du gouvernement aux responsables des institutions nationales qui, par leurs affiliations à la caisse, accompagnent le mieux-être social. 


Le directeur général de la Cnsps a, pour sa part, lancé un appel aux différents employeurs, qu’ils soient du public et du privé, à adhérer à la caisse afin d’inscrire leurs agents pour pouvoir les protéger en cas d’accidents. Ali Mlipva Youssouf a rassuré que la Caisse parvient à relever ses défis organisationnels et financiers. «Nous avons réussi à augmenter, d’une manière significative, le nombre de nos membres en accroissant nos ressources financières. Cela nous a permis de satisfaire des impayés de nos personnels», s’est réjoui le patron de la Caisse.


Saluant la solidarité africaine témoignée par la présence des responsables des caisses des pays amis, notamment du  Maroc, du Tchad et du Niger, Ali Mlipva Youssouf s’est réjoui de «la volonté de ces derniers d’accompagner la Cnsps pour aboutir à ses missions de base et répondre considérablement à ses exigences» car, à l’en croire, «derrière un travail, chaque employeur, chaque victime d’un accident de travail et de maladie professionnelle, il y a de vie d’intimité et d’espérance». 


Une présentation de l’historique de la caisse depuis 1956 à nos jours a été projetée par des techniciens de la caisse avant des animations des panels par des responsables des caisses des pays amis présents. Les participants à cette première édition devraient ainsi faire un état des lieux de la caisse avant des réflexions sur les réformes à entreprendre pour garantir la solidité de l’institution et sa capacité à répondre à ses missions classiques.