La Banque centrale des Comores a dressé un bilan positif de 2025, marqué par une croissance de 3,8 %, une inflation en baisse, des réserves renforcées et un endettement public réduit.

 

Le gouverneur de la Banque centrale des Comores (BCC), Younoussa Imani, a présenté vendredi 28 août, lors d’une conférence de presse, le bilan économique de 2025. Il a relevé une amélioration de plusieurs indicateurs, notamment la croissance, l’inflation, les réserves extérieures et l’endettement public. Pour 2026, il reste toutefois prudent face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient et mise sur les investissements liés aux Jeux des îles de 2027.

 «On peut dire que, par rapport à 2024, les indicateurs que j’ai présentés ici ont évolué dans le bon sens», a déclaré le gouverneur. La croissance économique figure parmi les principaux motifs de satisfaction. Elle est passée de 3 % en 2024 à 3,8 % en 2025. Dans le même temps, l’inflation a nettement reculé, passant de 5,1 % à 3 %. Les réserves extérieures ont également progressé. Selon Younoussa Imani, elles permettent aux Comores de couvrir 9,1 mois d’importations, sans nouvelles entrées de devises. «Sachez qu’aujourd’hui, notre richesse extérieure a été évaluée à 9,1 mois d’importations», a-t-il affirmé. Il s’agit, selon lui, d’un «indicateur clé» pour une banque centrale. «C’est donc une bonne performance», a-t-il ajouté.
Sur le plan des finances publiques, les recettes intérieures sont passées d’environ 63 à 75 milliards de francs comoriens entre 2024 et 2025. Les dépenses ont également augmenté, de 75 à 83 milliards de francs. 

La baisse de l’endettement 

Le gouverneur a surtout insisté sur la baisse de l’endettement public, qui est passé de 30 % à 27 % du Produit intérieur brut (Pib) en un an. «Ce qu’il faut retenir ici, c’est que l’endettement de l’État a baissé de trois points du Pib, de 30 à 27», a-t-il précisé. Il en a tiré la conclusion générale suivante : «En gros, ce qu’on peut dire, c’est que l’économie comorienne s’est mieux portée en 2025 qu’en 2024». Pour 2026, Younoussa Imani affiche néanmoins davantage de prudence.

Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient pourraient affecter l’économie nationale, notamment à travers les prix de l’énergie et les échanges internationaux.  Il estime toutefois que ces effets pourraient être atténués par les investissements publics en cours, en particulier ceux consacrés aux infrastructures du village des Jeux des îles de l’océan indien de 2027. «Ce qu’on peut espérer pour 2026, c’est une économie qui va subir les impacts de la guerre au Moyen-Orient, mais ces effets pourraient être atténués par les gros investissements en cours, notamment ceux liés aux infrastructures du village des Jeux des îles de 2027», a-t-il indiqué. Ces investissements devraient, selon lui, soutenir la croissance.