Le ministère de l’Éducation nationale a validé la vision d’une école comorienne inclusive, de qualité et résiliente à l’horizon 2030, en présence des partenaires techniques et financiers.

 

À l’occasion de la 15ᵉ réunion du Groupe local des partenaires de l’éducation (Glpe), tenue le vendredi 12 décembre au siège du ministère de l’Éducation nationale, les autorités ont validé des documents de la politique éducative nationale, alignés au Plan Comores émergent (Pce) à l’horizon 2030.
Cette rencontre a été marquée par la présentation du scénario stabilisé du modèle de simulation financière de la politique éducative. L’objectif est de projeter le développement futur du secteur afin d’évaluer l’impact des choix politiques envisagés et d’identifier les mesures prioritaires permettant de corriger les dysfonctionnements du système éducatif, tout en assurant un équilibre durable entre les ressources et les dépenses publiques. Au nom du ministre de l’Éducation nationale, la ministre du Genre, Fatima Ahamada, a conduit les travaux.La vision portée par le gouvernement repose sur une école comorienne inclusive, équitable et de qualité, capable d’offrir à chaque enfant une chance égale d’apprendre, de développer son potentiel et de s’insérer dans la vie économique et sociale. Le plan validé vise notamment l’élargissement de l’accès à l’enseignement secondaire général, technique et professionnel, public comme privé, ainsi que l’amélioration de la qualité des apprentissages.

Promouvoir davantage les filières scientifiques

À l’horizon 2030, les autorités ambitionnent de promouvoir davantage les filières scientifiques, d’améliorer les taux d’achèvement scolaire et de renforcer l’accès équitable à la formation technique et professionnelle en vue de l’insertion des jeunes diplômés. Le document prévoit également l’amélioration du rendement interne du système éducatif, avec une hausse significative des taux de promotion et une réduction du redoublement, tout en rééquilibrant progressivement la part du privé, notamment dans l’enseignement secondaire.Pour le directeur adjoint de l’Afd, Gury Nicolas, « le secteur de l’éducation est un pilier pour l’avenir du pays ». Il a salué l’initiative du ministère et la qualité du dialogue engagé avec l’ensemble des partenaires. Selon lui, cette démarche marque « un nouveau départ dans notre collaboration » et témoigne d’une dynamique encourageante malgré les défis persistants. Il a également remercié la Banque mondiale pour son appui financier, ainsi que les équipes de consultants ayant contribué à l’élaboration des documents.


Mme Fatima Ahamada a, pour sa part, souligné l’importance capitale de cette réflexion stratégique, tant au niveau national qu’international. Elle a salué l’engagement du président Azali Assoumani en faveur de l’éducation et qualifié le plan sectoriel validé de véritable cadre de consensus autour d’une vision commune pour l’avenir du système éducatif comorien. Elle a appelé à des échanges constructifs et décisionnels afin de mobiliser toutes les ressources nécessaires et de renforcer l’accompagnement du secteur.« Je suis persuadée que ces discussions permettront de dégager des solutions concrètes pour accélérer les réalisations et dessiner une nouvelle école comorienne où chaque enfant et chaque jeune trouvera sa place», a-t-elle déclaré.