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Assises nationales sur l’éducation I Le rapport final remis au secrétariat général du ministère

Assises nationales sur l’éducation I Le rapport final remis au secrétariat…
Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Said Soulé Said, a annoncé le lancement prochain du processus inclusif de sensibilisation auprès des acteurs du secteur pour une meilleure appropriation des recommandations afin de «garantir une mise en œuvre fluide et efficace».

Les membres de la commission des experts ayant piloté les travaux des assises nationales sur la transformation de l’éducation, tenues en juin 2025, ont remis le rapport final au secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Said Soulé Said, ce mardi 3 mars au ministère. Cette remise intervient huit mois après la tenue de ces assises ayant mobilisé des experts de l’Education nationale, des enseignants, des parents d’élèves, des parlementaires, entre autres. 


Le professeur des universités, Amir Aboubacar, membre de cette commission, a appelé le secrétaire général à procéder, dans les brefs délais, à la concrétisation de ces recommandations, qui « donneront des réponses positives aux plusieurs difficultés du système éducatif». Il a reconnu « un retard » enregistré, précisant toutefois avoir déjà remis un premier rapport au secrétaire général du gouvernement, Nour El-Fath Azali, qui a recommandé une synthèse pour faciliter la concrétisation de son contenu.
Selon toujours lui, «ce rapport de milliers de pages sera encore revu pour peaufiner le document final qui sera remis au président de la République». Et d’exprimer son mécontentement quant aux difficultés auxquelles l’éducation comorienne est confrontée, notant un temps qui n’était pas suffisant pour mener un diagnostic assez profond des 50 ans d’indépendance. 

Un pourcentage d’harcèlement conséquent

«Avec la volonté de tout le monde, les travaux nécessaires ont été réalisés avec rigueur, professionnalisme et volonté. Nous rassurons la population d’une réorientation et d’une réorganisation plus adaptée et  bénéfique au profit des différentes générations à venir», a-t-il formulé. 


 Parmi les recommandations prioritaires issues des diagnostics faits sur l’ensemble du territoire national, l’on retrouve au premier plan, l’état des infrastructures scolaires, l’allocation des enseignants et leurs conditions socio administratives, une refonte de l’enseignement préscolaire pour rendre obligatoire l’apprentissage de l’enseignement arabo-islamique, le manque d’hygiène adaptée, le harcèlement des enfants en milieu scolaire et l’absence de contextualisation des programmes liés à la langue d’enseignement. Amir Aboubacar a reconnu l’urgence de renforcer l’arsenal juridique pour éviter les formes de harcèlement dont les enfants peuvent être victimes. 


«Nos études font état d’environ 44% d’harcèlement annuel, à l’école où en chemin, venant des camarades ou du personnel éducatif dont des enseignants», illustre-t-il. Et de souligner : «bien que les infrastructures éducatives ne soient pas vraiment adaptées, beaucoup d’écoliers manquent d’enseignants. Certains perçoivent des salaires pendant qu’ils ne travaillent pas, sachant que d’autres élèves manquent d’enseignants». 

Le secrétaire général Said Soulé Said a salué « les efforts sans réserve » déployés par l’équipe des experts, indiquant que cette étape technique doit-être suivie d’une autre étape politique. Il dit rester optimiste quant à l’engagement de la population pour la mise en œuvre des recommandations, pour une réorientation du système éducatif comorien, précisant toutefois que «certaines recommandations ne peuvent pas être concrétisées tout de suite».

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