Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Said Soulé Said, a tenu un point de presse hier mercredi 7 janvier au siège du ministère. Il y a présenté les enjeux et les avantages attendus du bulletin unique, intégré à la plateforme e-Msomo. Selon lui, le bulletin unique constitue «un outil stratégique pour le système éducatif national», car il «permettra de disposer de données fiables, chiffrées et exploitables par les cadres du secteur de l’éducation». Ces données serviront notamment, toujours selon lui, à «évaluer la réorientation scolaire ainsi que les réformes envisagées pour les examens nationaux de fin d’année».
L’entrée en sixième, les épreuves orales du second groupe du baccalauréat et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) pourront ainsi être analysées à partir des informations enregistrées dans cette plateforme. Said Soulé Said a rappelé que, lors des Assises nationales sur la transformation de l’éducation, tenues en juillet dernier, la nécessité de revoir ces examens avait été largement évoquée. Toutefois, le ministère ne disposait pas jusque-là de données concrètes pour éclairer les prises de décision. «Seuls les résultats issus du bulletin unique permettront d’évaluer en profondeur la faisabilité de ces réformes», a-t-il insisté.
Abordant la question de la réorientation scolaire et du décrochage, le secrétaire général a expliqué que le bulletin unique permettra de «suivre l’évolution trimestrielle de chaque élève, voire l’ensemble de son parcours scolaire». Cette approche «facilitera une meilleure identification des aptitudes des élèves, afin de les orienter vers des formations adaptées, notamment professionnelles, et de lutter efficacement contre le décrochage scolaire».
Enfin, Said Soulé Said a indiqué que la majorité des établissements scolaires, publics et privés, répartis sur l’ensemble du territoire, ont déjà enregistré les données du premier trimestre de l’année scolaire en cours sur la plateforme. «Des formations continuent d’être dispensées aux administrateurs d’établissements qui en font la demande», a-t-il assuré. Il a conclu en rappelant que le projet du bulletin unique, initié dès 2016, n’avait jusque-là pas bénéficié d’une application effective .
